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« La sécurité dans le Tramway ne nous concerne pas », c’est en ces termes que le ministre des Transports, Amar Tou, a répondu vendredi aux préoccupations des algérois qui subissent toute sorte d’agressions lorsqu’ils prennent ce moyen de transport lancé l’année dernière à Alger.  Face l’insécurité, le ministère des Transports ne se sont donc même pas concerné ! Comment est-ce possible ?

Il faut dire que la sortie médiatique d’Amar Tou a étonné plus d’un à Alger où l’insécurité dans le tramway alimente une véritable polémique. Jeudi passé, des individus portant des cagoules munis d’armes blanches avaient attaqué  le tramway d’Alger, au niveau de l’arrêt 5 juillet, dans la commune de Bab Ezzouar.

Ils avaient procédé au racket des usagers. Cette agression a suscité une indignation nationale et de nombreuses voix se sont élevées pour s’interroger sur l’efficacité du dispositif sécuritaire mis en place. Face aux inquiétudes des usagers, Amar Tou a jeté la balle dans le camp de la Police Nationale qui est la première concernée par cet épineux problème. Dans ce sens, Amar Tou n’a pas hésité à préciser que « le ministère des Transports n’est pas responsable des agressions qui viennent de l’extérieur ».

« Il est important d’essayer de trouver une formule qui ne différencie pas beaucoup de celle du Métro, avec 400 policiers mobilisés pour assurer sa sécurité », a-t-il préconisé.  Pour sa part,  le Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), le général major Abdelghani Hamel, a reconnu que son institution est dépassée par la « petite criminalité » qui suscite un sentiment d’insécurité parmi les Algériens. Pour faire face à ce fléau, les autorités sont en train d’étudier une nouvelle formule pour le tramway d’Alger  qui « ne différencie pas beaucoup de celle du Métro, avec 400 policiers mobilisés pour assurer sa sécurité ».