Lors de son audition par le magistrat instructeur, le général Tartag est revenu sur l’affaire de Mme Maya, la prétendue fille cachée du président déchu Abdelaziz Bouteflika, en affirmant que c’est Saïd Bouteflika qui jouait les intermédiaires dans toutes les décisions.

«Après avoir demandé une enquête, il m’a instruit de gérer le dossier de manière discrète, parce qu’il s’agit d’une affaire qui concerne le Président. Lors des perquisitions, des sommes importantes en dinar et en devise ont été saisies. Elles ne devaient pas rester à la caserne. Elles ont été déposées à la Banque d’Algérie et les documents afférents à ces dépôts existent » a expliqué l’ex-coordinateur des services de renseignements.

Bachir Tartag a nié catégoriquement avoir donné un quelconque ordre pour bloquer l’enquête judiciaire, rapporté le quotidien Liberté. «Tout le monde était au courant de cette affaire, y compris le ministre de la Justice Tayeb Louh.», a-t-il ajouté.

Selon la même source, Saïd Bouteflika a également été pointé du doigt par l’ex-patron des services dans l’affaire des deux enfants de Djamel Ould Abbès, arrêtés en situation de flagrant délit, et l’importante somme d’argent trouvée à leurs domiciles à la résidence d’État de Club des Pins, à l’ouest de la capitale dans le cadre de l’affaire des places monnayées sur les listes FLN lors des législatives de 2017.

Les deux enfants Ould Abbès ont fini par être relâchés. Le général Tartag a affirmé avoir exécuté «les instructions du président Bouteflika »  ayant été transmises par son frère Saïd.

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