Alors qu’il devait se tenir au pôle criminel de la cour d’appel d’Alger ce jeudi, le procès de l’affaire de l’autoroute Est-Ouest a été ajourné jusqu’à la fin de l’actuelle session pénale. 

Le magistrat l’a justifié par la demande insistante des avocats de la défense qui ont mis en avant « l’impossibilité » de tenir un procès aussi important que l’affaire de l’autoroute, alors que plusieurs accusés, dont le principal, Chani Medjdoub, sont actuellement à l’étranger, a rapporté Liberté.

Dans cette affaire, plus d’une vingtaine de personnes et autant d’entreprises, notamment étrangères, sont accusées. Ces derniers ont été condamnés à diverses peines lors du traitement de l’affaire en mai 2015.

Chani Medjdoub et Mohamed Khelladi, principaux prévenus dans l’affaire avec plusieurs autres personnes, sont accusés de “corruption”, “blanchiment d’argent”, “association de malfaiteurs”… Lors du premier procès, des peines allant de 2 ans de prison avec sursis à 10 ans de réclusion criminelle ont été requis contre les accusés. 

De fortes amendes ont été également infligées aux sociétés impliquées dans le scandale, notamment l’entreprise chinoise Citic-Crcc. La décision de réexaminer l’affaire, faut-il le souligner, répond à un impératif politique. Cela dit, le climat politique dans l’affaire a jailli en 2009 et celui qui a prévalu à son traitement en 2015 n’est pas celui d’aujourd’hui.