La CEDEAO réunie à Abidjan

Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères de l’Afrique de l’Ouest étudient aujourd’hui à Abidjan le déploiement d’une force au Mali pour aider à la reconquête du nord, occupé par des groupes islamistes armés, qu’ils ont qualifiée de « tâche immense mais pas   impossible ».

Le Mali attend un soutien matériel et non l'arrivée de forces armées de la part de ses voisins/ DR

Ce sommet des ministres des affaires étrangères africains a pour but d’étudier la possibilité d’une aide militaire dans le conflit malien. Il  serait question d’un soutien armé de la Cédéao au Mali avec la collaboration de l’Union Africaine, a expliqué le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kabla Duncan. « Nous voulons lancer un message sur la volonté et la détermination de la Cédéao et de l’Afrique entière à accompagner le Mali dans la reconquête de son intégrité territoriale. La tâche est immense mais pas impossible », a expliqué M. Duncan.

Les stratégies à adopter

La Cédéao, qui prépare depuis plusieurs mois le déploiement de 3.300 soldats, a dû revoir ses projets qui prévoyaient de sécuriser à Bamako une fois le  régime de transition installée, car les autorités maliennes ont indiqué qu’elles ne voulaient pas que des troupes ouest-africaines combattent, mais qu’elles apportent un soutien logistique et aérien, ainsi qu’une participation au maintien de l’ordre, une  fois les villes du Nord, actuellement entre les mains de groupes terroristes, seront récupérées.

 » Personne ne cherche à se substituer aux Maliens, les premiers concernés. La Cédéao ne fait qu’accompagner le pays frère », a assuré samedi Ally Coulibaly, ministre ivoirien de l’Intégration africaine, selon qui  » les autorités maliennes sont conscientes de la gravité de la situation ».

Par ailleurs, les pays africains « ne sont pas nombreux à répondre à l’appel » pour l’envoi de soldats, relève le diplomate occidental. Le Sénégal et le Ghana ont fait savoir qu’ils ne prévoyaient pas d’envoyer de troupes, tandis que le président Blaise Compaoré a assuré que le Burkina Faso était « très   disponible ».

Les rencontres pour régler le problème malien se multiplient après Alger et Abidjan, une conférence internationale sur le Sahel, présidée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, aura lieu le 26 septembre à New York, pour parler de l’instabilité politique de la région africaine.