greffe du rein d’un porc

Il y a quelques jours, le monde entier était émerveillé par la prouesse réalisée par une équipe de scientifiques américains ayant réussi la transplantation du rein d’un porc sur un homme, la qualifiant de « percée » représentant un espoir pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale. La plus haute institution islamique qu’est Al Azhar n’a pas tardé à réagir pour expliquer que selon les usages, ce type de pratiques était « haram saut en cas de nécessité impérieuse ».  

« L’origine étant que les traitements à base de composants issus du porc, comme d’ailleurs la transplantation d’organes, sont proscrits du point de vue de l’islam (haram), sauf en cas de nécessité impérieuse », a souligné Al Azhar. Une fatwa perçue comme état superflue par certains commentateurs qui se sont interrogés sur « qui s’amuserait à se faire implanter le rein d’un cochon sans en avoir vraiment besoin ? ».

Toutefois, Al Azhar a précisé que cette transplantation reste  possible, mais se limitait à deux cas de figure. Le premier étant l’absence d’une « alternative » dite « pure », comme la disponibilité d‘un rein humain et le second a trait aux conséquences de l’intervention.

Les Chouyoukhs (savants) ont estimé que si cette transplantation apporte moins d’inconvénients au patient que la maladie elle-même et que l’intervention chirurgicale et ses conséquences sont moins dangereuses que la pathologie, alors celle-ci peut être réalisée.

L’institution islamique a surtout insisté sur les dangers encourus suite à une telle intervention, notamment en ce qui concerne le rejet de greffe et tout ce qui en résulte.

Une mise en garde qui semble avoir balayé d’un revers de main toutes les publications des scientifiques ayant participé à cette intervention réalisée à l’hôpital NYU Langone de New York le 25 septembre dernier et selon lesquelles l’organe en question avait subi une modification génétique permettant une greffe sans effet de rejet.