L’Algérie accuse Washington d’être à l’origine du refus des EAU de nommer Boukadoum comme envoyé de l’ONU en Libye

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Sabri Boukadoum
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Le site « Africa Report » a révélé que l’Algérie soupçonne les États-Unis d’être à l’origine du refus des Émirats arabes unis, membre non permanent du Conseil de sécurité, à la demande du diplomate algérien « Sabri Boukadoum » de devenir le nouveau Envoyé de l’ONU en Libye.

Le site Web a indiqué que l’ancien ministre des Affaires étrangères Sabri Boukadoum ne sera pas le prochain envoyé spécial des Nations Unies et chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye.

Il a souligné que le nom du diplomate algérien avait été rejeté après que les Émirats arabes unis aient refusé d’approuver sa candidature, qui avait été présentée par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

L’Africa Report a souligné que Guterres avait proposé de pourvoir le poste que Jean Kubis avait laissé vacant après sa démission en novembre, le nom de l’ancien ministre algérien après avoir obtenu l’approbation de ce dernier, ainsi que les autorités algériennes, dont l’actuel ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra.

Le site cite un diplomate disant à l’AFP que seuls les EAU ont refusé, tandis que le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, « Stéphane Dujarric », a refusé de commenter lorsqu’on lui a demandé les raisons du refus des EAU et le nom de la prochaine mission spéciale. émissaire en Libye.

Selon plusieurs autres diplomates interrogés par l’Agence France-Presse, les EAU ont expliqué que « les pays arabes et les partis libyens ont exprimé leur opposition » à la nomination de l’ancien responsable algérien.

Le site « Africa Report » a indiqué que les noms des pays arabes et l’identité des partis libyens qui ont rejeté la nomination du diplomate algérien, « Sabri Boukadoum », n’ont pas été déterminés, ajoutant que ses informations confirment que l’Egypte s’est également opposée à la candidature, avec une préoccupation régionale en particulier.

Il a souligné que l’Algérie n’était pas du tout surprise par le refus des Emiratis d’approuver la candidature de Boukadoum, et a cité un diplomate algérien disant : « Les EAU ont agi de manière trompeuse au nom des Américains ».

« Ils ont agi de la même manière lorsqu’ils ont bloqué la candidature de Lamamra, malgré l’approbation de l’Union africaine et des 13 membres du Conseil de sécurité des Nations unies », a ajouté le diplomate algérien.

Une source diplomatique algérienne, qui n’a pas souhaité être identifiée, a confirmé qu’il soupçonnait les Etats-Unis de faire exploser la candidature de Boukadoum afin qu’ils puissent continuer à influencer le dossier libyen.

« Stephanie Williams, conseillère spéciale du secrétaire général de l’ONU Guterres et chef de facto de la mission de l’ONU en Libye, veut garder le dessus sur les affaires libyennes », a déclaré la source. Ainsi, l’absence d’envoyé spécial lui donne tout pouvoir pour travailler dans les coulisses.

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