L’Association de Protection et Orientation du Consommateur et son Environnement (APOCE), a prélevé des échantillons de sel de table commercialisé en Algérie pour les soumettre à analyses. Les résultats, sans équivoques, ont démontré que toutes les marques commercialisées présentaient une carence accentuée en iode alors que d’autres ne contenaient pas du tout !    

« En effet, les résultats d’analyses ont démontré que trois échantillons ne contiennent pas d’iode, alors que les autres sont non conformés à la législation algérienne en vigueur», a révélé l’APOCE, déplorant que ces produits présentent pourtant la mention : « sel iodé » sur leurs emballages !

L’association a pris soin de décliner le décret exécutif n° : 90-40 de 30 janvier 1990, qui stipule qu’« il est obligatoire que le taux d’iode ne doit être ni inférieur à 55 mg/kg, ni supérieure a 85 g/kg ».

L’APOCE n’a pas manqué d’interpeller les ministères de la Santé et celui du Commerce, en octobre pour avertir qu’il existe sur le marché national 20 marques de sel de table constituant « un réel danger pour le consommateur ».

Il convient de rappeler que la carence en iode peut susciter des anomalies de la croissance et du développement, une hypothyroïdie, un goitre et une maladie thyroïdienne.