Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould Abbès, a estimé mercredi à Alger que le marché du médicament en Algérie était « opaque », appelant au respect des lois régissant le domaine. »Lors de ma visite, mardi à Biskra, j’ai rencontré des pharmaciens qui se sont également plaints de l’opacité qui caractérise le marché du médicament », a déclaré M. Ould Abbès à la presse à l’issue de la cérémonie d’ouverture de la session de printemps 2011 de l’Assemblée populaire nationale (APN).

Il a expliqué cette situation par le fait que certains importateurs procèdent à la surfacturation des médicaments, rappelant que ces produits doivent être importés selon les prix de référence internationale.
« La surfacturation est une pratique devenue fréquente et nous nous employons à la combattre », a-t-il dit. Le ministre a déploré, en outre, que certaines entreprises étrangères ne respectent pas la législation algérienne relative à l’importation et l’investissement dans le domaine du médicament.

Il a relevé ainsi que certaines entreprises étrangères « viennent en Algérie, importent des médicaments et, au bout de deux ans, repartent avec leur bénéfice » sans aucun investissement. A propos de l’affaire Rhumafed, il a indiqué qu' »elle est montée de toutes pièces » pour nuire à la production nationale et au groupe pharmaceutique public Saïdal, rappelant que l’enquête a démontré que ce n’était qu’une erreur
d’étiquetage.

« Aucune personne n’est décédée suite à la prise de Rhumafed », a-t-il ajouté, indiquant qu’une plainte a été déposée à la suite de la diffusion de « milliers de SMS et d’e-mails » annonçant des morts. Il a indiqué, en outre, qu’il interdisait la production en Algérie de tout produit similaire à Rhumafed, rappelant que les médicaments équivalents à ceux produits en Algérie sont interdits à l’importation.

 

APS

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