Le Maroc mise sur la diplomatie des phosphates pour remporter la CAN 2025 face à l’Algérie

    0
    Roi du Maroc Mohammed VI

    Le Maroc tente de renforcer sa position dans la course pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2025 en utilisant sa diplomatie des phosphates. Cette compétition n’est plus simplement une question sportive, mais a également des implications politiques et régionales complexes.

    Le Maroc et l’Algérie sont considérés comme les principaux candidats à l’organisation de l’événement, et le Maroc craint que sa candidature ne soit compromise après le succès de l’Algérie dans l’organisation de la dernière édition de la Coupe d’Afrique pour les locaux.

    Le régime marocain a donc décidé de mobiliser tous ses atouts pour gagner la course, y compris en envoyant le roi Mohammed VI en tournée dans certains pays africains pour les convaincre de soutenir sa candidature.

    Cependant, les erreurs commises par le président de l’université de football du Maroc, Fawzi Lakjaa, ont fragilisé la position du pays dans la course. En privant l’équipe locale de participer à la Coupe d’Afrique pour les locaux en Algérie, Lakjaa a mis le Maroc en confrontation avec l’Union africaine et son président sud-africain, Patrice Motsepe.

    Malgré ces obstacles, le Maroc continue de faire pression pour gagner l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Le régime du Makhzen a activé ses journaux politiques pour soutenir sa candidature et a envoyé des ministres dans plusieurs pays africains pour gagner leurs représentants dans l’instance continentale de football.

    La question de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 est donc loin d’être réglée. Le Maroc utilise toutes les cartes qu’il a en main pour remporter cette compétition, mais l’Algérie est un adversaire de taille. Les enjeux politiques et régionaux de cette compétition sont nombreux, et il est difficile de prévoir qui l’emportera finalement.

    Article précédentProcès pour viol : Le chanteur marocain Saad Lamjarred devant la justice française
    Article suivantAlgérie: Le président Tebboune « en colère »