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Les déclarations de Ahmed Gaïd-Salah sur la classe politique ne passent visiblement pas. Le RCD est le premier parti politique à dénoncer ce qu’il considère être une immersion du chef de l’armée dans le débat politique.

Le parti de Mohcine Belabbas, qui rappelle qu’en assurant que « les élections ont été transparentes mais (que) certains mettent en doute leur crédibilité et tentent de mobiliser la rue », «le chef de l’État-major exprime une volonté qui tendrait à interdire aux Algériens toute expression critique sur les fraudes électorales commises au nom du peuple ».

« (…) les allusions suggérant que les contacts de l’opposition avec les instances internationales sont des menaces potentielles pour la Nation peuvent être entendues comme un désaveu de la neutralité politique affichée par l’Armée. En effet, on ne croit pas savoir que l’ANP ait, à un moment ou un autre relevé, déploré et encore moins stigmatisé les partis du pouvoir quand ils reçoivent ou rendent visite à des institutions étrangères », ajoute le RCD qui conclut que « cette partialité ne contribue pas à la nécessaire clarification des missions et des rôles de chacun dans une période où la transparence et la sérénité s’imposent à tous ».

Ce n’est pas la première fois que le chef d’Etat-major de l’armée répond à des politiques. Lors que le défunt moudjahid, Mohamed Mechati, avait appelé l’armée à intervenir, Gaïd-Salah avait répliqué que l’ANP ne se mêle pas de politique. Visiblement, c’est le contraire qui vient de se produire.

Essaïd Wakli

Originally posted 2014-12-02 18:31:44.