Les archives de l’armée française en Algérie toujours inaccessibles malgré les promesses de Macron

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    archives coloniales de l'armée en Algérie

    France: Malgré les promesses faites par le président français Emmanuel Macron, l’accès aux archives du passé colonial en Algérie reste un dossier en suspens pour la communauté de la recherche française.

    Les textes légaux et réglementaires édictés en la matière ont été ignorés sous la pression d’acteurs qui semblent très inquiets de dévoiler des documents qui pourraient révéler des atrocités documentées de l’armée d’occupation française en Algérie.

    La question de l’ouverture des archives liées à l’époque coloniale sera débattue lors d’une conférence organisée à Paris le 4 mars prochain, par l’« Association d’histoire coloniale et postcoloniale ». De nombreux spécialistes de l’histoire coloniale de la France donneront des conférences sur ce sujet, afin de répondre à la question « Où en sommes-nous en 2023 en termes d’accès aux archives de l’époque coloniale ? ».

    L’historien Fabian Chamilo tentera de démanteler les lois qui ont légalisé la levée du secret sur les archives, ainsi que les recherches liées aux grottes et grottes de l’armée française d’occupation, qui ont été récemment déclassifiées. Il sera également question de l’utilisation de gaz chimiques internationalement interdits par l’armée française lors des atrocités commises en Algérie. L’historien Christophe Lafay s’en occupera.

    Le forum abordera également des cas dans lesquels les chercheurs ont été confrontés à la question du secret lié à la défense pour les empêcher d’accéder aux archives, tels que le cas de l’activiste communiste d’origine italienne, Henri Kerial, assassiné en 1978 à Paris dans des circonstances mystérieuses, et le cas du dissident marocain Mahdi Ben Barka, assassiné par les services de renseignement sionistes à Paris en 1964, à la demande du système d’entrepôt à l’époque.

    Le rôle de la France dans les massacres qui ont eu lieu au Rwanda sera également abordé lors de cette conférence, ainsi que la création d’un organisme national français concerné par la citoyenneté et les archives.

    De nombreuses lois françaises qui empêchaient les historiens, les chercheurs et le grand public d’accéder aux archives françaises relatives à l’Algérie ont été ignorées par l’ancien président français Nicolas Sarkozy, qui a publié un décret restreignant l’accès à ces textes de loi. L’interdiction persiste encore aujourd’hui, sous le prétexte du « Secret de la Défense ».

    Malgré les obstacles, les chercheurs et les historiens continuent à se battre pour obtenir l’accès à ces archives qui pourraient révéler des informations cruciales sur l’histoire coloniale française en Algérie. Cette conférence est une occasion pour eux de mettre en lumière cette question importante et de faire pression sur les autorités françaises pour qu’elles ouvrent enfin ces archives au public.

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