Le gouvernement algérien a décidé de mettre l’accent sur la lutte contre la corruption après les nombreux rebondissements dans le scandale de Sonatrach. Pour mener de front ce combat, Karim Djoudi, le ministre des finances vient d’inaugurer l’office central de répression de la corruption.

Sonatrach et ses affaires de corruption ont secoué le pays et affaibli ses mécanismes financiers. Désormais l’heure est à la méfiance, c’est pourquoi l’Etat algérien s’est engagé à mettre en place une lutte efficiente contre la corruption qui ne cesse de gangréner la société algérienne. Pour ce faire, les autorités viennent de lancer de dimanche l’Office central de répression de la corruption (OCRC), un outil qui prouve « la ferme orientation de l’Etat à lutter contre ce fléau », a affirmé Karim Djoudi, qui a qualifié la corruption de « crime préjudiciable pour l’argent public et pour l’économie nationale. »

L’OCRC, a été créé en 2011 mais n’a pris ses fonctions qu’aujourd’hui. Cette institution permettra de traiter et recenser les affaires de malversations financières, par le biais des dossiers transmis par les instances officielles, en plus des lettres de dénonciations émanant des citoyens. La mise en place de cet office est tardive. Depuis les années 90, les grosses affaires de corruption ne cessent de faire les grands titres de la presse et pourtant aucune action concrète n’a encore pu voir le jour.

« Les hautes autorités du pays, et à leur tête le président de la République, sont déterminées à mener une lutte sans merci contre la corruption sous toutes ses formes et ne ménageront aucun effort pour y parvenir », a encore promis le ministre des finances. L’affaire Sonatrach dite 2 sera donc un bon exercice pour le gouvernement qui pourrait enfin proposer des moyens de lutte contre ces crimes financiers en amont sans attendre que les scandales éclatent des années plus tard. Pour le moment le gouvernement s’est contenté de promesses dans cette nouvelle affaire et si la justice algérienne a ouvert une information judiciaire, aucune personnalité politique algérienne n’a encore été convoquée pour faire toute la lumière sur cette sombre histoire de corruption.

La rédaction avec APS

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