Mali-France: Bamako condamne les propos colonialistes d’Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron
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Mali France: La junte militaire au pouvoir au Mali a critiqué les déclarations du président français Emmanuel Macron, accusant les autorités de Bamako d’être impliquées dans des violations contre les résidents locaux.

Une déclaration du gouvernement malien a déclaré: « Le gouvernement de transition appelle le président Macron à abandonner complètement sa position coloniale et condescendante, afin qu’il comprenne que personne ne peut aimer le Mali plus que les Maliens ».

Le communiqué a également condamné « des propos diffamatoires et haineux de Macron » sur « des violations attribuées à l’armée malienne contre des membres de la tribu peule lors d’opérations militaires ».

Le communiqué considère qu’il s’agit « d’accusations graves, qui conduiraient à l’incitation à la haine ethnique au Mali, et à une nouvelle dégradation du tissu social ».

Avant d’ajouter : « Il est important que le président Macron se souvienne constamment de la responsabilité de la France, et de son rôle négatif, dans le génocide des Tutsi au Rwanda ».

Mali : le Conseil militaire ordonne l’expulsion du porte-parole de la mission de paix des Nations unies

Le 21 juillet 2022, la junte militaire au pouvoir au Mali a ordonné l’expulsion du porte-parole de la Mission des Nations unies (MINUSMA) Olivier Salgado, après l’avoir accusé d’avoir publié des « informations de trahison ».

Selon ce qui a été rapporté par les médias internationaux, Salgado a parlé sur Twitter de la détention de 49 soldats ivoiriens à Bamako.

Les autorités maliennes ont appelé Salgado à quitter le pays dans les 72 heures, comme en a été informé le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU.

De son côté, la Côte d’Ivoire a commenté les propos de Salgado en affirmant que la présence de ses militaires dans le cadre de la MINUSMA était « très bien connue des autorités maliennes ».

La Côte d’Ivoire avait demandé le 12 juillet au Mali de libérer ses soldats, qu’elle jugeait « injustement détenus », après les avoir accusés d’être des « mercenaires ».

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