Au 23ème jour de leur mouvement de protestation, les enseignants contractuels et vacataires refusent de céder aux menaces du gouvernement. Le mot d’ordre demeure le même : l’intégration sans conditions ni concours préalables. L’impasse est totale.

 Bachir Saidi, coordinateur du mouvement, affirme que les enseignants protestataires «sont prêts au sacrifice par la grève de la faim, jusqu’à consécration de leur droit légitime et légal». Le gouvernement a quant à lui, opté pour une ligne plus agressive. «Des mesures seront prises dans le cadre de la préservation de l’ordre public en cas de persistance du mouvement de protestation des enseignants contractuels à Boudouaou», a déclaré, jeudi, le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui.

Même le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s’est prononcé, samedi 16 avril, pour signifier pour «le respecter les lois». Le ministère de tutelle a annoncé, jeudi, que 90% des enseignants contractuels ont déposé leurs dossiers de candidature au concours qui aura lieu le 30 avril. Ces déclarations s’apparentent à une ultime tentative d’affaiblissement du mouvement déjà inscrit dans les annales des mouvements sociaux en Algérie.

Rappelons  que des intégrations d’enseignants contractuels ont été faites en Algérie en 1992,1998, 2002 et 2011, de manière automatique.

Il semblerait que la forme qu’a prise ce mouvement du fait de son choix de la rue comme champ d’expression a fini par effrayer les autorités qui ne veulent pas céder, laissant pour seul solution la confrontation directe.

Massi M.

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