Mowgli Foundation

La Fondation Mowgli est une organisation qui a été fondée en 2008 avec l’objectif de former des mentors et les jumeler avec des entrepreneurs pour soutenir le développement des entreprises durables et ainsi stimuler la création d’emplois et la croissance économique à travers les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Depuis quelques mois, Mowgli s’est lancée en Algérie afin de promouvoir l’esprit d’entreprise avec l’aide des mentors locaux.

Tony Bury, le fondateur de la Fondation, a répondu à nos questions.

Pourquoi avoir créer la Mowgli Foundation?

Nous avons réalisé, avant même la crise financière et avant le printemps arabe, que le monde avait besoin de changer les centres névralgiques de puissance. Pour nous, le Moyen et le Proche Orient étaient des zones intéressantes. Le challenge était le chômage des jeunes, qui est très élevé au Moyen-Orient. Pour surpasser le challenge, nous devions créer un nombre important d’emplois en incitant l’entreprenariat à tous les niveaux de la société.

Comment procédez-vous?

Par mentors mutuels. Nous nous sommes aperçus qu’il y a toujours des personnes qui ont besoin d’un modèle dans la vie. La majorité de nos mentors sont basés au Moyen-Orient. En général, les mentors ne disent pas à leur apprenti quoi faire, mais ils les inspirent pour la façon de le faire. Il y a toujours un bénéfice des deux côtés.

Pourquoi venir intervenir en Algérie?

Nous avons été approchés par le bureau des affaires étrangères britannique pour amener nos services en Algérie. Ils ont trouvé le projet intéressant et ont accepté. La première session aura lieu d’octobre 2012 à mars 2013.

Quels sont vos challenges en Algérie?

D’abord, nous voudrions inviter la diaspora algérienne à revenir dans le pays en temps que mentor. Nous cherchons des personnes prêtes à mettre leur expertise au service de Mowgli et soutenir de nouveaux entrepreneurs en Algérie.

Ensuite il faut trouver les entrepreneurs potentiels qui souhaitent se lancer mais ne savent pas trop comment faire ou ne trouvent pas l’inspiration. Enfin, nous voulons faire un travail sérieux dans la durée. Pour cela, le nombre d’entreprises qui restent viables après 1 an reste important pour nous.

Propos recueillis par Sarah Haderbache