Sonatrach semble renouer encore avec ses vieilles habitudes. Selon plusieurs sources concordantes contactées par «Algérie-Focus.Com», la
compagnie nationale des hydrocarbures a attribué deux gros contrats à la firme Saïpem, filiale de l’italienne ENI et ce, sans attendre l’issue des procédures d’attribution de marchés en vigueur puisque les résultats ne devraient être connus qu’en fin d’année.

«Sonatrach a conclu, en octobre dernier, un deal avec Saïpem pour lui attribuer deux importants projets gaziers, pour un montant total qui
avoisine les 2 milliards de dollars», nous précise une source proche de la firme nationale.

Avant d’ajouter que c’est le Directeur Général de la Saïpem, lui-même, qui a annoncé cette nouvelle, en privé, lors de la présentation des
résultats du 3ème trimestre. Le patron italien, Pietro Franco Tali, n’a pas hésité, en effet, a loué le «retour à la normale» au sein de la Sonatrach et le fait qu’elle avait repris l’attribution de marchés. Une reprise qui semble réconforter le DG de la Saïpem qui attend avec impatience l’attribution de deux gros contrats gaziers.

Plusieurs autres firmes internationales sont en lice pour ces contrats que l’on annonce comme promis aux Italiens. Il s’agit de Petrofac, d’Entrepose et de JGC.

Rappelons que la Saïpem a été sérieusement mise en cause dans les scandales liés à la Sonatrach. Son représentant local avait fuit le pays après qu’il fut accusé de malversations par les enquêteurs algériens.

Dans son livre «Histoires secrètes du pétrole algérien», Hocine Malti aborde le cas «Saïpem». Il y raconte, notamment, que la firme
italienne avait raflé en Algérie près de 20 milliards de dollars de contrats publics en moins de 3 ans. Une épopée tout à fait douteuse pour une société qui s’est installée en Algérie en 2005.

M. Malti explique aussi comment «Saïpem» s’est vu attribué un marché déjà accordé à la firme nippone JGC et comment cette dernière a du se plier à la volonté algérienne en contrepartie d’un autre projet.

Yasmina B.