La crise née de la chute brutale du prix du pétrole ne semble pas décourager Abdelmalek Sellal. Le premier ministre, qui s’est exprimé dans une interview à l’APS, garde intactes ses prévisions pour 2015.

« En 2015, nous comptons accélérer la transformation et la diversification de notre économie en nous appuyant sur un outil de planification (le quinquennal  2015-2019 en lancement) et sur un cadre de concertation et de dialogue (le pacte  national économique et social pour la croissance signé avec le patronat et les partenaires sociaux, en février 2014 et enregistré au niveau de l’Organisation  internationale du travail) », indique le premier ministre qui prévoit ainsi une croissance de 7%. De quoi faire de l’Algérie un pays « émergent ». « On doit tous se mobiliser, faire cesser la gabegie et croire en notre destin. Notre pays a des capacités formidables: la vitalité de son économie,  la jeunesse de sa population et la crédibilité et la constance de position de ses gouvernants, doivent conduire l’Algérie naturellement, à être un pays émergent et un acteur international sur lequel ont doit compter », dit-il, en réponse à « l’opposition qui presse le gouvernement de changer de cap.

Les résultats économiques du pays sont positifs et peuvent être substantiellement améliorés. Nous avons le potentiel pour réaliser une croissance plus forte et durable, mais il nous faut d’abord, nous départir du pessimisme ambiant. Nous devons avoir de l’ambition pour le pays et nous projeter dans le futur en valorisant nos avantages et atouts et en opérant les réformes nécessaires », ajoute Sellal.

Le premier ministre a également indiqué que le gel des recrutements ne concerne pas les secteurs stratégiques que sont l’Education, la Santé et l’enseignement supérieur.

Essaïd Wakli