Le personnel, cadres et autres employés, de l’administration publique, qui a atteint l’âge de la retraite, doit arrêter d’exercer, demande à nouveau le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Son instruction sera-t-elle cette fois suivie des faits ? Eléments de réponse.

Abdelmalek Sellal sévit à nouveau contre les fonctionnaires qui ont plus de 60 ans et qui s’accrochent à leur poste. Le chef du gouvernement a adressé une note urgente aux différents départements ministériels leur demandant de mettre à exécution, dans l’immédiat, l’instruction qu’il avait émise concernant les départs à la retraite des fonctionnaires âgés de plus de 60 ans, indique ce mardi le quotidien arabophone Echourouk.

Abdelmalek Sellal avait déjà formulé une telle demande au mois de juillet 2013. Autrement dit, une année après, les ministères rechignent à exécuter l’ordre donné par le Premier ministre. Selon des estimations, il y aurait près de 60.000 fonctionnaires concernés. Le journal arabophone affirme que le maintien de ces employés à leur poste relève de la responsabilité de certains dirigeants politiques. En effet, afin de garantir la pérennité de leurs influence et intérêts au sein de la classe dirigeante, plusieurs cadres préservent de hauts cadres, qui leur prêtent allégeance, à leur côté, bien qu’ils aient atteint l’âge de partir en retraite.

Rajeunissement de la fonction publique

D’un point de vue juridique, les textes de loi en vigueur autorisent jusque-là ces faveurs à condition toutefois que les compétences de ces seniors ne soient que difficilement remplaçables. Il s’agit donc là d’une faille dans le règlement de la fonction publique que ces responsables politiques exploitent à leur guise.

En demandant aux fonctionnaires âgés de plus de 60 ans de céder leur place à la relève, Abdelmalek Sellal entend également encourager le rajeunissement de l’administration publique algérienne. Une nécessité dans un pays dont 70% de la population est âgée de moins de 30 ans.

Elyas Nour