Une trentaine de militants et de sympathisants du mouvement « Barakat! »  ont manifesté samedi après-midi à Alger devant la Grande Poste contre le projet de l’exploitation du gaz de schiste autorisé officiellement par l’Etat algérien.

« Non au gaz de schiste! », « Ne touchez pas à nos richesses nationales », « L’Algérie n’est pas à vendre », ces slogans ont été scandés haut et fort par ces militants qui ont pu tenir leur sit-in sous une forte surveillance policière. Des dizaines de policiers en tenue et en civil ont encerclé ce rassemblement pacifique mais sans procéder à la moindre arrestation. Pendant près de 45 minutes, les animateurs du mouvement « Barakat! » tels que Mehdi Bsikri ont pris la parole en public pour exposer le danger auquel est confronté l’environnement en Algérie à cause de l’exploitation du gaz de schiste.

Ils étaient une vingtaine à manifester à Alger / AF
Ils étaient une trentaine à manifester contre le gaz de schiste à Alger / AF

« L’exploitation de cette richesse souterraine va brader la souveraineté de notre pays. Nous allons nous retrouver avec des compagnies américaines, britanniques et françaises qui vont expérimenter toutes leurs techniques sur notre territoire », s’écrie Mehdi Bsikri. « Nos parents se sont battus et sacrifiés pour l’indépendance de notre pays. Nous n’avons pas le droit de nous taire face à ce projet machiavélique », a-t-il ajouté. D’autres manifestants sont intervenus pour interpeller les badauds et les passants. « Ils veulent vendre l’Algérie. Voici la conséquence directe du 4e mandat », dénonce l’un de ses intervenants. « Nous devons expliquer à l’opinion publique les tenants et aboutissants des dangers de l’exploitation de ce gaz et ensuite, nous allons enchaîner les actions de protestation », indique un autre membre de « Barakat! ».

Quelques minutes plus tard, le sit-in est levé et les manifestants se dispersent pacifiquement sous les regards bienveillants des policiers qui n’ont cessé des les débuts du rassemblement à « chasser » tranquillement les curieux qui tentaient de s’agglutinaient autour de cette première action de protestation publique contre le lancement de l’exploitation du gaz de schiste en Algérie.

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