Le football africain est secoué par un séisme sans précédent. Le jury d’appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a rendu, ce lundi 17 mars 2026, une décision historique : le Sénégal est officiellement déchu de son titre de champion d’Afrique 2025, et le Maroc est déclaré vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations. Une décision qui bouleverse l’histoire du football continental et qui passionne les supporters algériens, toujours attentifs aux affaires de leurs voisins.
Une finale entachée par une fraude
Tout a commencé lors de la finale de la CAN 2025, disputée au Maroc le 2 février dernier. Le Sénégal avait battu le Maroc (1-0) dans un match tendu, s’offrant un deuxième titre consécutif après celui de 2023. Mais dans les jours qui ont suivi, la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) a déposé une réclamation officielle auprès de la CAF, alléguant la participation d’un joueur sénégalais non qualifié.
L’enquête de la commission de discipline de la CAF a révélé que le milieu de terrain Pape Matar Sarr avait disputé la finale alors qu’il était sous le coup d’une suspension de deux matchs, suite à un carton rouge reçu lors des quarts de finale. Une erreur administrative de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), qui n’avait pas respecté les règlements en vigueur.
La CAF tranche en faveur du Maroc
En première instance, la commission de discipline de la CAF avait déjà donné raison au Maroc, prononçant la défaite du Sénégal sur tapis vert (3-0) et attribuant le titre aux Lions de l’Atlas. Le Sénégal avait fait appel, arguant d’une erreur involontaire et demandant la clémence des instances.
Mais le jury d’appel a confirmé la décision initiale, sans appel. Le Maroc est donc officiellement sacré champion d’Afrique 2025, remportant son premier titre continental sur son sol. Une consécration qui intervient dans des circonstances pour le moins controversées, mais qui est conforme aux règlements de la compétition.
Réactions et polémiques
La décision a provoqué des réactions contrastées à travers le continent. Du côté marocain, la joie est immense, même si une partie des supporters reconnaît que ce titre « sur tapis vert » laisse un goût amer. La FRMF a salué le respect des règles du jeu.
Au Sénégal, c’est la consternation. Le président de la FSF a présenté ses excuses aux supporters, reconnaissant une « faute administrative impardonnable ». Les Lions de la Teranga, qui avaient pourtant brillé tout au long de la compétition, sont privés d’un titre qu’ils avaient gagné sur le terrain.
En Algérie,l’affaire est suivie avec un intérêt particulier. Les débats font rage sur les réseaux sociaux, entre ceux qui défendent la rigueur des règlements et ceux qui estiment que la sanction est disproportionnée. Une chose est certaine : cette décision relancera longtemps le débat sur la gouvernance du football africain.




