Depuis 2012, une dizaine de chaînes privées ont fait leur apparition. Les débats politiques sont désormais libres. Influeront-ils sur l’issue du scrutin ? Rien n’est moins sûr…

Ce 26 février, sur le plateau de Houna el-Djazaïr (« ici l’Algérie »), sur la chaîne privée Echourouk TV, deux femmes débattent de l’élection présidentielle : Akila Rabhi, députée du Front de libération nationale (FLN), et Amira Bouraoui, gynécologue et animatrice du mouvement Barakat !. Pendant plus d’une demi-heure, les deux invitées argumentent, se chamaillent, s’étripent et se disputent. Quand l’élue défend avec morgue le président Bouteflika – jusqu’à s’afficher avec son portrait officiel -, la jeune médecin descend en flammes le bilan du chef de l’État, s’indigne qu’il se soigne au Val-de-Grâce, en France, plutôt que dans un hôpital algérien, et s’étrangle à l’idée qu’il brigue un quatrième mandat. Depuis, la vidéo tourne en boucle sur les réseaux sociaux. Amira Bouraoui passe maintenant pour une figure de proue de la protestation anti-Bouteflika, alors qu’Akila Rabhi fait l’objet de moqueries de certains médias ainsi que des internautes, qui la traitent de baltaguia (nervi) du régime. Les Algériens sont comme ça : passionnés, impulsifs, bouillants…

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