Le king du Raï, Khaled, tombe brutalement de son piédestal. Il vient d’être condamné, à Paris, pour le plagiat de son méga tube planétaire Didi. La chanson appartiendrait à un chanteur algérien répondant au nom de Cheb Rabah, rapporte l’AFP, citant les avocats des deux parties.

« C’est un succès qui reposait sur un mensonge », a commenté Me Jean-Marie Guilloux, avocat de Cheb Rabah. L’avocate de Khaled, Me Laurence Goldgrab, a annoncé son intention de faire appel du jugement.

Le tribunal a notamment condamné Khaled, né à Oran en 1960, à restituer à Cheb Rabah les droits d’auteurs perçus pour la composition musicale de l’oeuvre « Didi », commercialisée à partir de 1991, au titre de son exploitation dans le monde, mais pour une période postérieure à juin 2003, en raison d’une prescription partielle. Le chanteur a également été condamné à payer à Cheb Rabah, une somme de 100 000 euros, en réparation de son préjudice moral, et une somme de 100.000 euros, en réparation des atteintes à son droit moral d’auteur.

Sorti en 1993, « Didi » a été un succès mondial. Le titre constitue un des emblèmes du chanteur algérien qui a réussi à se hisser parmi les plus grandes stars mondiales. C’est d’ailleurs cette chanson que le chanteur a entonné à l’ouverture de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud.

 E. Wakli/agences