Les autorités algériennes ont réagi aux affrontements d’Ouargla, qui ont opposé de jeunes algériens à des migrants subsahariens, suite à l’assassinat, mercredi dernier, d’un Ouargli attribué à un ressortissant nigérien, en décidant d’expulser plusieurs centaines de Noirs africains.

Ainsi, ce sont pas moins de 545 ressortissants originaires du Niger, de Gambie, du Sénégal, de Guinée, du Tchad, de Côte d’Ivoire et du Cameroun, qui ont été acheminés, hier, en début de soirée d’Ouargla vers le centre de rétention de Tamanrasset, en vue de leur expulsion vers leur pays d’origine, indique l’APS. Quelques 600 autres ressortissants, installés pour l’instant au niveau des centres d’hébergement d’Ouargla  et Touggourt prendront le même chemin aujourd’hui ou demain.

Le wali d’Ouargla, Saad Agoudjil, a annoncé, dans un point de presse, que d’autres contingents suivront. «Le transfert avait été décidé suite à une rixe qui avait éclaté entre des habitants du quartier Saïd-Otba et des ressortissants africains, suite à l’homicide perpétré, le jour même, sur un jeune de ce quartier périphérique d’Ouargla», a-t-il indiqué. Tentant de justifier cette décision, des responsables algériens évoquent leur volonté d’assurer la sécurité de ces ressortissants, en les renvoyant chez eux, parce qu’une véritable chasse à l’homme a été déclenchée à Ouargla et ses environs, après cet assassinat.

A noter, néanmoins, que ça fait déjà plusieurs mois que les autorités algériennes procèdent au rapatriement des ressortissants venus du Niger. Un accord avait été trouvé avec les autorités de ce pays. Mais, c’est la première fois qu’une opération du genre touche les ressortissants d’autres pays.

Elyas Nour   

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