Algérie France: Ce sont les atouts de l’Algérie dans la visite de Macron

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visite de Macron en Algérie
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Algérie France:  Les experts et les universitaires s’accordent à l’unanimité sur le fait que l’Algérie possède des documents de pression qui devraient être utilisés lors de la visite du président français Emmanuel Macron ce jeudi, pour résoudre les questions en suspens entre les deux pays, notamment le dossier de la mémoire et des visas, à un moment où la France craint une répétition du scénario de l’Espagne, alors il cherche à faire fondre la glace après l’incident des déclarations provocatrices sur « la nation algérienne.

L’ancien doyen de la faculté des sciences politiques de l’université de Ouargla, Kaoui Bouhniya, affirme que les relations algéro-françaises ont toujours fait l’objet de frictions par rapport à d’autres pays, compte tenu des dossiers épineux qui ont constitué une pierre d’achoppement face à leur développement, qui fait de la visite de Macron en Algérie l’occasion de jeter les bases d’une nouvelle feuille de route, de repenser les relations algéro-françaises, qui se construiront sur la base de la parité.

Bouhniya a indiqué que l’Algérie a des atouts pour négocier les dossiers en suspens, au premier rang desquels se trouve la question de la mémoire. Elle a de nouveaux papiers, notamment une diplomatie solide liée principalement aux dossiers économiques, que l’Algérie peut reconsidérer pour assurer son intérêt.

A cet égard, a-t-il déclaré, « les relations internationales se dirigent aujourd’hui vers la multipolarité, et l’Algérie est amenée à développer ses relations avec de vieux alliés comme la Chine et la Russie, ce qui effraie la France et fait vaciller ses positions ».

La France prendra au sérieux la question des relations fluctuantes algéro-espagnoles et du gel de l’accord d’amitié d’une part, et la forte volonté de l’Algérie de diversifier ses partenaires stratégiques à l’avenir, ajoute-t-il.

D’autre part, l’analyste politique Toufiq Boukaida fait le lien entre les positions récentes de l’Algérie sur la crise des déclarations lancées par Emmanuel Macron lors de son précédent mandat, et la capacité de l’Algérie à l’époque à supporter le coût de la brouille avec la France, qui lui a valu une papier supplémentaire pour négocier avec la partie française sur les questions en suspens, et ce qui l’a rendue plus forte, c’est l’émergence d’autres options en surface dans le domaine de l’économie et des alliances politiques loin de la France, qui n’a pas de positions unifiées, notamment sur les questions liées à la région du Sahel, au Maghreb et aux pays voisins.

« Ces dernières années, nous avons constaté une énorme différence d’attitude entre la France et l’Algérie, qui a désormais une grande capacité à négocier sur le papier économique avec la France, qui a perdu beaucoup de ses positions sur le marché des services et de la productivité en Algérie en faveur d’autres pays », a déclaré Boukaida.

Boukaida estime que le consensus entre l’Algérie et le gouvernement intérimaire au Mali attire l’attention des Français qui ont perdu leur position dans ce pays, d’autant plus que le gouvernement au Mali a montré une rupture complète avec les Français. côté, et donc la France cherchera à faire de l’Algérie un moyen d’adoucir les positions entre eux et entre les autorités financières, en plus de la carte du gaz et de la souffrance de l’Europe des répercussions de la guerre russo-ukrainienne.

Il a expliqué que la France reconsidérerait ses comptes avec l’Algérie, qui utilisera également ce document pour faire pression sur la position de négociation afin d’atteindre certains intérêts, notamment en ce qui concerne le dossier de la mémoire, en disant : « A mon avis, la France est aujourd’hui obligée de faire concessions à l’Algérie qui ne devraient pas affecter les intérêts fondamentaux de l’État français ou sa politique étrangère, mais ses besoins en gaz, la promotion de ses intérêts en Algérie et sa réexistence sur le continent la poussent à reconsidérer ses calculs dans le avenir.

Il a ajouté que « l’Union européenne pèse de tout son poids sur la France et ses relations internationales pour compenser l’énergie russe et apaiser la crise, d’autant plus que l’Europe fait face à un automne et un hiver froids ».

C’est la même tendance que l’analyste voit comme forte et compatissante, considérant que la France fait le pari de l’Algérie comme source de stabilité et pacificateur de l’Union africaine, et donc qu’elle doit préserver ce partenaire en faisant des concessions, soulignant que « même si il y a eu des lapsus de la part de Macron lors du mandat précédent, mais s’adresser au président en se cachant et en le félicitant pour sa victoire à la présidence est un message positif qui va stimuler la discussion et renforcer les entreprises liées à l’aspect économique.

La France parie aussi – dit Bouhniya – sur la protection de sa position culturelle en Algérie face au déclin de la langue française au détriment de la langue anglaise.

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