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A peine une cinquantaine de personnes ont répondu samedi à l’appel de la Coordination nationale pour le changement démocratique (CNCD) pour une nouvelle manifestation sur la place du 1er-Mai à Alger, a-t-on constaté sur place.

Le dispositif policier, très allégé, comparativement aux précédentes tentatives de marches, n’a pas eu beaucoup de mal à contenir les manifestants. Saïd Sadi, chef du RCD, arrivé vers 11h en compagnie d’un groupe de députés, a été vite repoussé par une escouade de policiers vers l’hôpital Mustapha, mitoyen de la place du 1er-Mai, alors que des manifestants, qui tentaient de le joindre, scandaient « pouvoir assassin », « y en a marre de ce pouvoir », « Bouteflika, dégage! ».

Les manifestants se sont retirés discrètement vers 12h30, déçus. « Il est vrai que le dispositif policier y est pour grand-chose par rapport à la faiblesse de la mobilisation. Il est vrai aussi que le pouvoir a réussi à faire imploser la CNCD en y envoyant ses taupes, mais on doit aussi admettre en tant qu’animateur de la CNCD notre part de responsabilité dans l’échec de l’initiative. On doit marquer une pause pour tirer un bilan », a confié Farid Yesli, représentant du collectif des étudiants au sein de la CNCD.

C’est la cinquième fois que la CNCD, une structure née dans la foulée des émeutes juvéniles du mois de janvier, a tenté d’organiser une manifestation à Alger pour appeler à une « rupture » avec le régime. Mais au fil des semaines, la mobilisation s’est effilochée.

AP

Originally posted 2011-03-12 14:35:45.