Maroc-Algérie : La stratégie de la tension atteint de nouveaux sommets

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    Maroc Algérie La stratégie de la tension atteint de nouveaux sommets

    Le Maroc continue sa série de provocations envers l’Algérie, avec une carte de la région mettant en avant le territoire algérien, publiée en Une de Maroc Hebdo.

    Cette action, coordonnée avec d’autres provocations, comme celles de la directrice de la documentation royale Bahija Simou, ou celle du prédicateur marocain Ahmed Raissouni l’été dernier, est vue par l’agence de presse officielle algérienne comme une tentative de diversion face à la crise économique que traverse le Maroc.

    Cependant, la revendication territoriale du Maroc est un sujet sensible, pouvant mener à des conséquences dramatiques. Maroc Hebdo n’hésite pas à affirmer que le vrai conflit entre le Maroc et l’Algérie n’est pas le Sahara occidental, mais le tracé des frontières communes. Une affirmation qui pourrait mener à une revendication territoriale plus importante que les territoires occupés du Sahara occidental.

    Le Maroc a déjà fait preuve d’une certaine agressivité envers l’Algérie, comme le soutien apporté par le représentant du Maroc à l’ONU, Omar Hilale, à un mouvement sécessionniste algérien en 2021, ayant mené à la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Les actes hostiles ne se limitent pas à cela, puisque les services marocains ont espionné de hauts responsables algériens via le logiciel israélien Pegasus et le chef de la diplomatie d’Israël a lancé des attaques contre l’Algérie à partir du territoire marocain. Enfin, en novembre de la même année, trois routiers algériens ont été tués dans un bombardement de l’aviation marocaine à la frontière entre le Sahara occidental et la Mauritanie.

    Le Maroc continue donc sa stratégie de la tension avec l’Algérie, poussant les limites jusqu’à une possible escalade militaire. Mais quelle est la finalité de ces provocations ? Est-ce simplement une tentative de diversion ou bien y a-t-il un objectif plus profond, comme une revendication territoriale ? Une chose est certaine, la situation est explosive et pourrait mener à une guerre entre les deux voisins.

    Maroc-Algérie : tensions territoriales et stratégie de la tension enflamment la région

    La tension entre le Maroc et l’Algérie ne cesse de croître, alimentée par une série de provocations de part et d’autre, souvent relayées par les médias ou d’autres acteurs plutôt que par des représentants officiels. Le Maroc a opté pour une stratégie de la tension permanente avec l’Algérie, se servant de la moindre occasion pour provoquer un incident diplomatique.

    L’hebdomadaire marocain Maroc Hebdo a récemment mis en Une une carte du Maroc englobant une partie du territoire algérien, une action qui s’inscrit parfaitement dans cette stratégie de tension. Les ambitions territoriales du Maroc ne sont pas nouvelles, comme le rappelle Dahou Ould Kablia, ancien ministre algérien de l’Intérieur, qui affirme que les problèmes avec le Maroc ont commencé dès 1957, avec les revendications territoriales d’Allal el Fassi, président du parti nationaliste Istiqlal.

    Outre le Sahara occidental, le Maroc a longtemps revendiqué la Mauritanie, le nord-ouest du Mali et le sud-ouest algérien, en se basant sur des prétentions historiques. Cette stratégie a eu des conséquences dramatiques pour la stabilité régionale, avec notamment la guerre des sables en 1963 qui a fait 850 morts algériens.

    Cette escalade de la tension avec l’Algérie intervient alors que le Maroc est empêtré dans l’impasse du dossier du Sahara occidental, qu’il a lui-même provoqué par son intransigeance. La stratégie de la tension avec l’Algérie ne fait qu’ajouter un nouveau volet à ce conflit complexe, qui risque de s’enflammer à tout moment.

    Il est regrettable de constater que l’idée du « grand Maroc » est encore présente dans certains esprits, alors qu’elle est à l’origine de tant de troubles dans la région. Le Maroc doit renoncer à cette stratégie de la tension permanente et chercher des solutions diplomatiques pour régler les conflits avec ses voisins, au risque de plonger la région dans une nouvelle période de violence et d’instabilité.

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