« Le risque zéro n’existe nulle part. La Russie, avec tous ses moyens et la technologie dont elle dispose, a subi des pertes importantes au Caucase et perdu de nombreuses batailles ». C’est avec ces mots que le général à la retraite, ex-chef d’état-major de la 1re Région militaire, Abderrazak Maïza, a relativisé les conséquences de l’attentat terroriste perpétré le deuxième jour de l’Aïd contre un convoi militaire dans la région d’Ain Defla. Dans les colonnes du quotidien El Watan, cet ex haut gradé de l’armée algérienne affirme que cette attaque terroriste n’a pas du tout affaibli l’ANP. 

« L’armée est dans une logique de guerre contre le terrorisme où parfois il y a des martyrs auxquels il faut rendre hommage », a relevé ce général à la retraite qui fut aussi le coordinateur de la lutte anti-terroriste à Alger.  A en croire Abderrazak Maïza, l’ambiance de l’Aïd a déconcentré les soldats algériens qui ont relâché leur attention.  « L’attaque s’est passée le jour même de l’Aïd. Les militaires étaient probablement dans une ambiance routinière liée au Ramadhan et à la fête de l’Aïd. Le calme régnait. Autant d’éléments qui ont facilité la tâche aux terroristes », explique-t-il encore.

Ce général à la retraite a également répondu aux critiques dont avait fait l’objet l’establishment militaire algérien au sujet du sous-équipement dont souffrent les soldats algériens. « Les unités de l’ANP ne sont plus celles des années 1990. Engagées dans la lutte antiterroriste, elles ont tous les moyens de dernière génération, les armes à vision nocturne, les hélicoptères de combat, les équipements de protection, des caméras, de l’armement récent, etc. La lutte antiterroriste est très difficile. Même les pays les plus avancés font face à ce fléau », a-t-il assuré.

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