Le boycott de la viande est devenue la dernière alternative pour les consommateurs pour interpeller les autorités sur la hausse des prix subie à chaque ramadan.

Le 10  juillet dernier était lancée la seconde campagne de boycott de la viande de l’année, en raison de ses prix excessifs. Le mouvement aurait été suivi par 30% des consommateurs, d’après l’Association algérienne de protection et d’orientation du consommateur, qui espérait atteindre les 60%.

Ces résultats restent une réussite pour l’association, car cela reste la seule action concrète capable de mettre la pression sur le marché de la viande pour que le prix de la viande soit réglementé. Chaque année, lorsque le Ramadan approche, les prix ont tendance à augmenter, cette fois-ci le kg de poulet a atteint les 350 dinars. Pourtant les Algériens continuent à acheter malgré l’inflation, car il leur est difficile de se passer de cet aliment essentiel. C’est alors un cercle vicieux, puisque la surconsommation due à cette période entraîne alors une pénurie de viande, sans compter le marché informel qui vient clairement concurrencer les boucheries officielles.  Conséquence: les prix augmentent toujours plus.

Les associations demandent la réglementation

Les présidents de plusieurs associations de consommateurs, ont indiqué lors d’une conférence de presse, qu’ils avaient interpellé les pouvoirs publics au sujet de cette hausse des prix récurrente.

Zaki Hariz, président de la Fédération algérienne des consommateurs (FAC) a même proposé au ministère de l’agriculture un » plan comprend plusieurs propositions dont la production locale de l’aliment du bétail, l’introduction de nouvelles technologies dans la construction des fermes, l’insémination artificielle du cheptel et la formation des techniciens en agronomie », afin de pallier le manque de viande.

Du côté des professionnels, c’est l’Union générale des commerçants et artisans algériens, qui s’est manifestée, estimant que «les 70 000 tonnes de viande importées restent inférieures aux besoins du marché national», et d’ajouter « il y a un million de personnes qui activent dans l’informel pour 2 000 points de vente à côté de 600 marchés dont 43 de gros de fruits et légumes».

L’Etat avait pourtant promis un contrôle et un approvisionnement suffisant pour se prémunir de cette situation invivable en important, notamment, 10 000 tonnes de viande congelée. Le Ramadan 2012 permettra de voir si cette action aura fait ses preuves.

AB

Originally posted 2012-07-19 08:55:00.

Article précédentOuyahia et Sellal découvrent enfin les vertus du… travail Par Aziz Benyahia
Article suivantDates-clés de l’histoire algérienne : que s’est-il passé le 11 avril 2012 ?