SNC-Lavallin
SNC Lavalin offices in downtown Montreal.The Canadian Press Images-Mario Beauregard

Une fois de plus, la firme canadienne SNC-Lavallin, a été épinglée pour son implication dans des affaires de corruption en Algérie. Les faits remonteraient, selon un média canadien, à une vingtaine d’années.   

Se basant sur des documents qu’il dit être en sa possession, le journal canadien La Presse, a affirmé qu’il y a une vingtaine d’années, « SNC-Lavalin a eu recours aux services de Hugh Thurston conseiller financier personnel de l’ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher pour payer des pots-de-vin en Algérie »,

C’est donc ce mystérieux conseillé, qui fut un économiste de renom, mais également collectionneur d’art et d’antiquités et spécialiste des paradis fiscaux qui a fait bouger ses contactes pour obtenir le contrat de réalisation du projet du complexe gazier de Rhourde Nouss au sud du pays pour SNC-Lavalin, à la fin des années 1990.

La même source a fait référence aux rapports de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) affirmant « clairement que des pots-de-vin ont été versés », tout en identifiant le canal par lequel cet argent a été versé ».

C’est en enquêtant sur les malversations auxquelles le géant canadien a eu recours il y a de cela une vingtaine d’années au Canada concernant  « le trucage de l’appel d’offres pour la réfection du pont Jacques-Cartier en octobre 2000 », que les enquêteurs ont découvert le stratagème utilisé par la compagnie canadienne pour obtenir des marchés, notamment en Algérie et ailleurs.