Khaled Drareni

Le journaliste Khaled Drareni ainsi que le leader du Mouvement pour la jeunesse et le Changement (MJC) Rachid Nekkaz ont été libérés ce vendredi soir. Avec eux, une trentaine d’autres détenus ont été relâchés.

Gros ouf de soulagement pour les détenus, leurs familles et tous ceux qui les ont soutenu depuis le début. Les deux figures du Hirak ont été libérés. En tout, ils sont 33 à avoir été relâchés ce vendredi, selon un communiqué du ministère de la Justice. D’autres détenus suivront, a indiqué la même source.

À bord de la voiture qui le conduisait chez lui, Khlaed Drareni a enregistré une séquence vidéo pour remercier tous ceux qui lui ont exprimé leur soutien. « Votre soutien et la preuve de notre innocence », a-t-il dit.

je tiens à remercier tous ceux qui ont été solidaires avec moi, et avec les autres détenus, sans exception. Je souhaite qu’ils libèrent tous les détenus, notamment les journalistes. Mon combat pour la liberté de la presse en Algérie, mon combat en tant que journaliste va se poursuivre.

S’agissant de Rachid Nekkaz, aucune image n’est disponible pour l’instant. Il faut souligner que l’activiste était détenu à la prison de Labiad Sidi Cheikh, dans la wilaya d’el Bayadh à plus de 600 kilomètre de la capitale.

Rappelant que les détenus libérés ce vendredi l’ont été suite à une grâce signée par le chef de l’État Abdelmadji Tebboune hier jeudi.

la présidence a précisé dans un tweet, que la grâce concernait les « auteurs de crimes liés aux technologies de l’information et de la communication », sans divulguer de noms.

رئيس الجمهورية السيد عبد المجيد تبون يعلن في خطاب للأمة قبل قليل، عفوا رئاسيا عن عدد من مرتكبي الجرائم المتصلة بتقنيات الاعلام والاتصال، كما يعلن عن حل المجلس الشعبي الوطني، وتعديل الحكومة، والشروع في إنشاء المجلس الأعلى للشباب والمرصد الوطني للمجتمع المدني والمحكمة الدستورية.

— Algerian Presidency رئاسة الجمهورية الجزائرية (@AlgPresidency) February 18, 2021

Selon le Comité national de libération des détenus (CNLD), une association de soutien, quelque 70 personnes sont actuellement en prison en lien avec le Hirak ou les libertés individuelles.

Cette annonce survient à quelques jours du deuxième anniversaire du Hirak, ce soulèvement populaire inédit qui a forcé l’ex-homme fort Abdelaziz Bouteflika à renoncer à un cinquième mandat présidentiel et à quitter le pouvoir. Des appels à manifester lundi 22 février dans toute l’Algérie circulent sur les réseaux sociaux.

Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), treize prisonniers du Hirak ont été libérés vendredi. Il s’agit de Badi Allal, Mohamed Naili, Lahcen Bencheikh, Allal Kadari, Kouider Becharef, Mohamed Athmane, Touhami Abdelmalek, Ali Mokrane, Mohamed Amine Belmokhtar, Sofiane Slimani, Aissam Sayeh, Nabil Bahloul et Fayçal Zeghad.