Après avoir excellé dans l’art de s’attaquer aux Multinationales, et à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec sa vision de la gestion du pays, Louisa Hanoune se met à présent à l’arithmétique. Lors d’une conférence de presse animée vendredi 7 décembre à Alger, la secrétaire générale du Parti des Travailleurs a livré publiquement ce qu’elle croit être la nouvelle bourse des élus locaux.

Pour illustrer ses propos, la pasionaria du Parti des Travailleurs a donné l’exemple d’une élue du PT de la commune d’El-Biar, à Alger, qui a été approchée par des représentants du FLN et s’est vue proposer la bagatelle de deux millions de dinars, ainsi qu’un appartement, selon Mme Hanoune, qui s’exprimait à l’ouverture des travaux d’une session ordinaire du Bureau politique de son parti.

Toujours à Alger, dans la commune de Bourouba, le siège d’élu APC atteint le prix de 8 millions de dinars, tandis qu’à Bab Ezzouar, dans la banlieue est de la capitale, il se négocie à 5 millions de dinars. « Cela confirme l’intrusion de l’argent sale dans les institutions de l’État », a‑t‑elle dit. « C’est digne de la mafia sicilienne », a‑t‑elle accusé.

Les déclarations de Mme Hanoune ne constituent pourtant pas une révélation fracassante. Tous les chefs de partis parlent de corruption, de sacs d’argents et d’achat de voix, sans que personne ne s’émeuve. La secrétaire générale du PT s’attend, elle, à ce que la justice fasse quelque chose. Elle peut donc attendre…

Essaïd Wakli

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