Le projet de la grande mosquée d’Alger continue de susciter la controverse. Estimé au départ à un milliard d’euros les coûts du projet ont doublé, voire triplé. Mauvais calculs ou petites affaires entre amis ?

La controverse est sortie de son cadre national pour atterrir dans les colonnes du quotidien français Le Parisien. L’oeuvre, qualifiée de «dernier legs du pharaon Bouteflika», rencontre depuis le début du projet plusieurs difficultés : construction dans une zone séismique, fragilité des fondations, problèmes dus à la hauteur du minaret et révocation du bureau d’étude allemand.

Ce projet pharaonique qui semble s’inscrire dans la politique de prestige du régime, suscite également des interrogations concernant son coût. Évalués par le bureau d’étude allemand à un milliard d’euros, ils ont, semble-t-il, doublé, voire triplé.

Ces coûts supplémentaires, deux à trois fois supérieurs à l’évaluation initiale, suscitent la stupeur. Charrient-ils de nouvelles affaires de corruption ? En tout cas les citoyens restent septiques concernant l’utilité d’une telle œuvre, sachant pertinemment que la situation financière du pays est plus mal.

Cet argent aurait pu être mis à profit dans d’autres projets, plus utiles, estiment la majorité des Algériens sur les réseaux sociaux. Pour eux,il n’est pas question de se détourner de leurs mosquées de quartiers pour passer plusieurs heures dans les embouteillages juste pour prier dans une autre mosquée servant des desseins politiques.

Massi Mansour

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