La mort de Razika, sauvagement assassinée par un harceleur à Magra, dans la wilaya de M’sila, a suscité de vives réactions d’indignation un peu partout dans le pays. Après l’organisation d’une manifestation dans sa ville d’origine, des citoyens d’autres régions appellent à plus de fermeté à l’encontre de ce genre de comportements.

Ainsi, des citoyens ont crée une page facebbok intitulée « Je suis Razika Cherif, une fleur à son honneur et à toutes les victimes » et appellent à une action citoyenne de dépôt de fleurs à la mémoire de la victime à la Grande Poste, à Alger, le 14 novembre en cours. En une journée, la page a réuni près de 500 adhésions et plus de 700 personnes intéressées. « La violence dans notre société n’est pas nouvelle, et le harcèlement sexuel est devenu une partie de notre quotidien. La mort de Razika Chérif ne doit pas partir en vain. Il est temps de dire Halte a ces sous-hommes qui rendent la vie des femmes impossible, qui font du simple geste de sortir dans la rue une grande aventure a laquelle il faut réfléchir », lit-on dans un message envoyé par les initiateurs.

« Je préfère dire que je suis une femme qu’une féministe. Une femme qui n’accepte pas d’être piétinée sous les semelles masculines », écrit, par exemple, Sam Alberry, une internaute. « J’habite au Canada mais j’aurai tellement aimé être physiquement avec vous. Bon courage les filles, je vais être avec vous par l’esprit. Au diable la « Hogra »! », s’indigne, pour sa part, Nadia Zouaoui.

Des dizaines de commentaires d’indignation sont postés et cela ne provient pas seulement de femmes. Des hommes se sont également associés à ces combattantes.

Essaïd Wakli

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