Le 115e vendredi de manifestation à Alger avait très bien commencé hier à avec une mobilisation exceptionnelle, mais il a très mal fini, avec une dispersion violente de la marche pacifique.

Il était 16h quand les forces de police sont intervenues pour disperser le reste des manifestants. La plus grande partie avait déjà quitté la marche pour renter.

Sur les réseaux sociaux, les Algériens se sont indignés. Il faut rappeler que les quelques images qui leur sont parvenues montraient des charges policières violentes et des manifestants gisant par terre.

Le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) a dénoncé une « répression féroce de la manifestation du vendredi 30 avril à Alger ». Plusieurs arrestations ont, d’ailleurs été recensées par le comité.

« Marche pacifique violemment dispersée dès 16 heures à Alger. Halte à la répression », a tweeté, de son côté, le vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), Saïd Salhi, qui a souligné que « la répression du Hirak pacifique est injustifiée, c’est une agression de plus, qui nourrit le sentiment de la HOGRA ».

Sur les réseaux sociaux, des universitaires, des journalistes, des militants des droits de l’homme, des avocats et beaucoup d’autres citoyens d’horizons divers se sont indignés de la répression aveugle qui a ciblé les manifestants hier, d’autant plus que le pacifisme a été maintenu jusqu’au bout.