Interpelés jeudi par des éléments de la direction de la sécurité intérieure, les deux journalistes Ihsane El Kadi et Khaled Drareni, ainsi que l’homme politique Karim Tabbou ont fini par être relâchés tard dans la nuit d’hier vendredi.  

Pour le moment, on ne connait pas les raisons de ces interpellations ni ce qui leur est reprochés. Ces trois figures du Hirak ont été retenus durant 24 h avant d’être relâchées.

Il convient de rappeler qu’Ihsane El Kadi, sous le coup d’un contrôle judiciaire, depuis le 18 mai dernier. Le directeur des deux médias Maghreb Emergent et Radio M est poursuivi par le ministre de la Communication, Amar Belhimer. Le journaliste est accusé d’« atteinte à la sécurité et l’intégrité de l’unité nationale » et « publications qui nuisent à l’intérêt national ».

Khaled Drareni a, quant à lui, été libéré provisoirement le 19 février dernier, dans la foulée des décisions présidentielles d’élargissement des détenus du Hirak pour une soixantaine de personnes. Il avait été condamné à deux ans de prison en septembre dernier pour « incitation à attroupement non armé » et « atteinte à l’unité nationale ».

Karim Tabbou fait également l’objet de poursuites judiciaires. La dernière en date est celles entamées par le président du conseil national les droits de l’homme (CNDH – organisme officiel), Bouzid Lezhari qui accuse l’homme politique d’ « agression en bande organisée ». Karim Tabbou a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de cette affaire.

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