partenaires européens

Au lendemain de l’entrée en vigueur du nouveau week-end, plusieurs opérateurs économiques du sud de la France et notamment du département des Bouches du Rhône en France ont exprimé leur satisfaction à propos du décalage d’une journée de l’ancien week-end algérien et qui se rapproche relativement du repos hebdomadaire universel.

Ils estiment que cette journée de plus leur permettra d’augmenter le volume des échanges commerciaux en direction du marché algérien de l’ordre de 7 à 8%.

C’est l’exemple d’un importateur français spécialisé dans la datte «Deglet Nour» qui déclare à une chaîne de télévision publique française qu’en attendant que l’Algérie adopte le week-end universel, ce changement permettra de voir les perspectives autrement en matière d’importation de certains produits agricoles, autres que la datte, vers le marché de l’Union européen et qui a manifesté son intérêt à ces produits vu leur qualité supérieure.

Ce jour de plus va permettre d’importer plus de marchandises algériennes pour mieux les faire connaître. De son côté, un armateur desservant Marseille à plusieurs ports algériens estime que si avant, les opérateurs étrangers n’avaient que 3 jours pour rallier les ports algériens, aujourd’hui cette journée supplémentaire leur permettra au moins d’avoir une navette supplémentaire, ce qui équivaut à 52 dessertes par an. Ceci représente une hausse du chiffre d’affaires très appréciable.

De son côté, un responsable du service économique de l’ambassade de France à Alger s’est félicité de cette mesure en révélant que chaque année, les échanges commerciaux entre la France et l’Algérie dépassent les 10 milliards d’euros, ce qui fait de l’Algérie le plus grand partenaire commercial de la France en Afrique. Côté algérien, même satisfaction. «Cette mesure nous permet de développer nos contacts à l’étranger», se félicite Mouloud Kheloufi, Président de l’Association des entrepreneurs algériens (AGEA). Représentant plusieurs centaines de patrons algériens, il relativise toutefois l’impact de cette mesure: «La majorité des grandes entreprises travaillaient déjà le jeudi».

En revanche, dans l’administration mais aussi dans la kyrielle d’entreprises sous-traitantes qui travaillent pour l’État, la nouvelle législation aura un impact réel. En alignant les jours de travail de l’ensemble de l’économie sur ceux pratiqués dans les banques et les assurances depuis longtemps passées au week-end semi-universel, le gouvernement permet une simplification qui profite aux petits entrepreneurs.

M.A.Y.
Avec Le Financier