Pour décongestionner les prisons, la justice recourt aux solutions technologiques. Le bracelet électronique sera ainsi utilisé comme alternative à la détention provisoire avant la fin de l’année 2016, affirme Abdelkrim Djadi, représentant du ministère de la Justice, qui a annoncé, ce lundi, sur les ondes de la radio Chaîne 1, que la mise en oeuvre de cette procédure sera entamée au tribunal de Tipaza.

Le responsable, qui s’est exprimé dans l’émission «Heure de débats», a précisé que «cette opération a été mise en place dans le but de faciliter la surveillance à distance» et «permettre à son porteur d’alerter les équipes de surveillance en appuyant sur une touche en cas de forces majeur.»

Abdelkrim Djadi n’est pas le premier responsable à avoir annoncé la nouvelle. Le ministre de la Justice, Tayeb Louh, avait annoncé lui-même le recours à cette technologie qui a fait ses preuves ailleurs. La technique consiste, en effet, à doter un suspect d’un bracelet électronique relié à un serveur central situé au niveau de la police. De la sorte, le suspect est suivi à la trace et se voit obligé de se présenter à l’institution judiciaire à chaque fois qu’elle en fait la demande.

Essaïd Wakli

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