Le chef du plus grand parti islamique met en garde contre la visite du grand rabbin de France en Algérie

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Abderrazak Makri
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Algérie : La visite annoncée du grand rabbin de France, Haïm Korsia, en Algérie, dans le cadre de la délégation du président Emmanuel Macron , ce jeudi, a suscité des réactions de rejet et des craintes de tentatives d’entraîner l’Algérie vers la normalisation avec Israël par des voies détournées.

Abderrazak Makri, chef du Mouvement pour une société pour la paix, qui représente le plus grand parti islamiste du pays, a déclaré dans un message sur Facebook qu’il y a « d’intenses tentatives pour entraîner l’Algérie vers la normalisation ».

Après le scandale dans lequel des joueurs de football ont été impliqués en visitant l’entité avec leur équipe et en profanant leur histoire avec cette étape misérable qui mettra fin à ses faux intérêts matériels et sera pliée par le temps, et il ne lui reste plus qu’à mentionner le plus odieux Pour camoufler les objectifs de normalisation, Macron a fait venir dans ses valises le doyen de la Mosquée de Paris.

Dans ses propos, Makri fait référence aux quatre joueurs algériens de l’équipe de France de Nice, qui se sont rendus à Tel-Aviv dans le cadre des qualifications pour les Championnats d’Europe, ce que certains considéraient comme enfreignant les principes qui régissent le sport algérien de ne participer à aucune confrontation directe. avec un adversaire représentant Israël.

Dans le cadre de sa critique de la visite, le chef du Mouvement de la société pour la paix s’est interrogé sur les motivations de la France pour faire venir son grand rabbin en Algérie, déclarant : « La France n’est-elle pas le leader de la laïcité jacobine qui combat toute relation entre la religion et la politique ? Pourquoi alors mêler religion et politique ? Ou bien la laïcité française ne s’occupe-t-elle de combattre l’islam que dans les discours de son président et de restreindre les musulmans au port du voile féminin, dans le discours des imams, la déformation des croyances, l’agressivité médiatique, le racisme dans l’emploi et la promotion sociale des engagés, les restrictions aux mosquées et chapelles ?

Makri, dont le parti est la plus grande force d’opposition au parlement, a souligné que « la pression du système international occidental – mené par la France – sur l’Algérie pour qu’elle se rende n’aboutira pas si les rangs internes sont intacts ».

Il a ajouté, mettant en garde : « Si les « peuples capables de colonialisme », « les vaincus civilement et culturellement », « les agents piétinés » et les « porteurs d’intérêts » de notre peuple, au sein du système politique et de la société, trouvent un opportunité de détente parmi les « originaux » et « ceux qui adhèrent à leur foi » et « patriotes » Conscients » et « résistants fidèles » au sein du système politique et de la société, ils attaqueront les châteaux et s’infiltreront dans les forteresses, et ils ne feront que observez-nous et nos valeurs, notre souveraineté, notre unité et notre richesse à cette époque.

Pour contrer cela, Makri a appelé ceux qu’il a décrits comme les premiers à « être vigilants, de fortes recrues, des travailleurs actifs dans la défense de leurs châteaux et l’entretien de leurs forteresses, et de ne pas s’appuyer uniquement sur la position officielle, et de bénéficier des déceptions qui leur sont arrivées à cet égard, soit qu’ils n’en soient pas conscients, soit qu’ils fassent passer leurs intérêts avant leur pays et leurs valeurs, ou tout ça », notant que « la force de l’État est aussi forte que sa société, et la force de la position officielle est aussi forte que la position populaire exprimée.

Depuis l’annonce de la présence du grand rabbin de France, Haïm Korsia, au sein de la délégation française, des interrogations se sont posées sur les motifs de faire venir une personnalité religieuse connue pour ses positions favorables à Israël d’une manière qui ne recoupe pas la ligne officielle et populaire algérienne rejetant toute forme de normalisation.

Certains pensaient que la seule explication à l’arrivée de ce rabbin était ses origines qui remontent à l’Algérie : son père est originaire d’Oran et sa mère est originaire de Tlemcen dans l’ouest algérien. Les présidents français avaient l’habitude d’accompagner de telles personnalités lors de leurs voyages en Algérie, comme l’historien Benjamin Stora, né dans une famille juive de Constantine, dans l’est de l’Algérie, qui a accompagné le président Macron lors de sa dernière visite en 2017.

Dans un passé récent, l’annonce de la visite de personnalités juives a suscité la polémique. Le plus important est ce qui est arrivé au chanteur français d’origine juive algérienne, Enrico Macias, qui a reçu une invitation de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika à se rendre en Algérie au début des années 2000, mais la pression populaire et politique l’a empêché de venir.

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