France: Macron, jeudi en Algérie, une visite pour relancer les relations et le partenariat économique

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French President Emmanuel Macron
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la visite du président français Emmanuel Macron en Algérie , jeudi, est d’une grande importance pour relancer les relations vacillantes entre les deux pays ces dernières années et relancer le partenariat économique sur de nouvelles bases, dans lesquelles l’Algérie n’est pas juste un marché pour la vente de produits français.

Macron est en Algérie pour 3 jours dans le cadre d’une visite qui le conduira, ainsi que la capitale, dans la ville d’Oran, à l’ouest du pays. Le président français sera à la tête d’une délégation qui comprend la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna et des ministres des secteurs économiques en plus d’éminentes personnalités religieuses telles que le doyen de la mosquée de Paris d’origine algérienne, Chams El-Din Hafeez, et le grand rabbin de France Chaim Corsia, que certains interrogeaient sur les justifications de sa venue.

Mais ce qui explique cela, selon les adeptes, ce sont les origines de ce rabbin, qui remontent à l’Algérie, puisque son père est d’Oran et sa mère de Tlemcen. Les présidents français avaient l’habitude d’accompagner de telles personnalités lors de leurs voyages en Algérie, comme l’historien Benjamin Stora, né dans une famille juive de Constantine, dans l’est de l’Algérie, qui a accompagné le président Macron lors de sa dernière visite en 2017.

POUR L’ALGÉRIE ET LA FRANCE, CETTE VISITE REPRÉSENTE LE POINT DE DÉPART DE NOUVELLES RELATIONS APRÈS UNE PÉRIODE DE TENSION

Pour les présidents algérien et français, cette visite représente le point de départ de nouvelles relations, après la période de tension qui s’est prolongée à partir de septembre dernier, à la suite des déclarations de Macron dans lesquelles il qualifiait son homologue algérien d’otage d’un système politique et militaire délabré, qui a conduit à une crise diplomatique qui a ramené les relations à zéro. . La pandémie de Covid-19 a aussi complètement bouleversé le partenariat économique entre les deux pays et provoqué l’annulation de la visite du Premier ministre français John Castix l’an dernier en Algérie, qui devait déboucher sur un certain nombre de projets communs.

Ce qui a peut-être ravivé les relations entre les deux pays, c’est la victoire du président Macron pour un second mandat et la disparition du spectre de l’accession au pouvoir de l’extrême droite en France face à sa vision hostile de l’Algérie et de sa large communauté résidant dans ce pays. . Et dans le message que le président Abdelmadjid Tebboune a envoyé à Macron à l’occasion de sa victoire, cela le confirme, dans lequel il déclare espérer que le second mandat de Macron sera « riche d’efforts communs dans le cadre des relations bilatérales pour les amener à les meilleurs niveaux espérés », et il a poursuivi, « J’apprécie l’importance de l’opportunité historique qui s’offre à nous. » Prévoir l’avenir et entreprendre nos ambitions avec courage et responsabilité.

DANS SA QUÊTE D’AMÉLIORATION DES RELATIONS AVEC LA FRANCE, L’ALGÉRIE RECHERCHE DES ÉQUILIBRES GARANTISSANT LA PRÉSERVATION DE SA SOUVERAINETÉ ET LA NON-INGÉRENCE DANS SES AFFAIRES INTÉRIEURES

Mais l’Algérie, dans sa quête d’amélioration des relations avec la France, recherche des équilibres garantissant la préservation de sa souveraineté et la non-ingérence dans ses affaires intérieures. La vision sur laquelle doivent se construire les relations, selon ce qu’affirme le message du Président Tebboune, repose sur le postulat du « respect de la souveraineté, de l’équilibre des intérêts que nous partageons en matière de mémoire, de relations humaines, de concertations politiques, de prospective stratégique, la coopération économique et les interactions à tous les niveaux de l’action conjointe ».

L’aspect économique représente le domaine le plus propice à la coopération et à l’entente entre les deux pays. Ce que l’Algérie veut, selon les déclarations de ses responsables, c’est rechercher des partenariats rentables et des investissements productifs dans le pays qui l’aideront à diversifier l’économie et à sortir de la dépendance absolue aux rentes des hydrocarbures. Plusieurs investissements français peuvent être activés, dont le plus important est l’usine automobile Peugeot, dont les responsables algériens avaient précédemment confirmé la possibilité d’être bientôt implantée.

Outre les investissements de la société française Total dans le gaz et le pétrole, cette société a récemment conclu un partenariat avec Sonatrach et l’italien Eni pour développer un immense champ gazier avec un investissement pouvant atteindre 4 milliards de dollars.

Côté français, Paris veut rester comme un acteur économique influent en Algérie à travers ses entreprises actives dans le pays, qui garantissent d’importants emplois (environ 100.000 travailleurs), selon les statistiques fournies par les agences françaises spécialisées. La France s’accroche à sa part en Algérie, malgré son recul ces dernières années au profit de la Chine et d’autres pays européens comme l’Italie.

IL ATTENDRA AVEC IMPATIENCE CE QUE DIRA LE PRÉSIDENT FRANÇAIS DANS SON DISCOURS SUR LA MÉMOIRE COLONIALE

Le dossier de la mémoire reste ce qui alimente le plus la discorde entre les deux pays. L’Algérie adhère à la nécessité de la reconnaissance et de l’apologie de ses crimes par la France, tandis que Paris rejette la logique de l’apologie et appelle à ouvrir une nouvelle page qui ne soit pas fondée sur le déni de la passé. Il attendra avec impatience ce que dira le président français dans son discours à ce sujet, après les démarches qu’il a entreprises ces deux dernières années vers la réconciliation de la mémoire, qui n’ont pas beaucoup réussi à alléger le poids de cette épineuse question et sa centralité dans les relations entre les deux pays.

Aussi, le dossier libyen et les enjeux du littoral après le retrait français du Mali sont au centre des préoccupations des deux pays. La France, à travers son président, avait clairement exprimé sa volonté de voir l’Algérie jouer un plus grand rôle dans la région, mais l’Algérie reste prudente dans ses démarches et refuse de l’impliquer dans le bourbier conflictuel de la région.

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