Le Maroc accusé de semer la confusion à l’Union Africaine selon le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique sahraouie

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    Le ministre sahraoui des Affaires étrangères lors de sa participation à la 42ème session du Conseil exécutif de l'Union africaine

    Sahara occidental: Le ministre des Affaires étrangères de la République démocratique sahraouie, Mohamed Sidati, a accusé le Maroc d’avoir accordé de fausses cartes d’entrée à la délégation de l’État d’occupation israélien pour entrer dans la salle Nelson Mandela, lors de la 36e conférence de l’Union africaine à Addis-Abeba. Selon lui, cela n’aurait pas eu lieu si le Maroc ne complotait pas contre l’Afrique et n’imposait pas sa volonté aux autres pays de l’Union africaine. Le ministre a également affirmé que le Maroc est devenu une menace pour les pays de l’Union africaine.

    Mohamed Sidati a également déclaré que le Maroc se présentait comme candidat au poste de premier vice-président de l’Union africaine pour barrer la route à l’Algérie et fausser son droit à ce poste. Il estime que le Maroc ne mérite pas de siéger à un poste aussi important, car il représente une menace pour la stabilité de l’Union africaine.

    Ces accusations du ministre des Affaires étrangères de la République démocratique sahraouie soulèvent des inquiétudes quant aux manœuvres du Maroc pour influencer les décisions prises par l’Union africaine. En effet, si ces allégations s’avèrent vraies, cela pourrait mettre en danger l’intégrité de l’Union africaine et remettre en cause sa capacité à défendre les intérêts de ses membres.

    Les pays africains ont un grand respect pour la République sahraouie

    La République sahraouie a été fortement présente lors de la trente-sixième conférence de l’Union africaine à Addis-Abeba. Les contributions de ce pays ont été remarquées par les participants. Selon un invité international, la République sahraouie est devenue un facteur de stabilisation en Afrique du Nord, une valeur ajoutée pour l’Union africaine et un élément important de la famille africaine.

    Cet invité a souligné la « présence lumineuse » de la République sahraouie lors de la conférence, faisant référence aux réunions intensives qui ont eu lieu. Il a également mis en avant le respect et l’appréciation des pays africains pour la République sahraouie. Selon lui, cela témoigne des racines africaines de ce pays et de son appartenance à la famille africaine.

    Cette reconnaissance de la République sahraouie est importante, en particulier dans un contexte où le Maroc tente d’occuper une place de choix au sein de l’Union africaine. Le Maroc est en effet candidat au siège de premier vice-président de l’Union africaine, une position qui, selon certains, pourrait servir à bloquer la route à l’Algérie.

    La République sahraouie, de son côté, a réussi à se faire une place dans la famille africaine grâce à son engagement en faveur de la paix et de la stabilité en Afrique du Nord. Cette reconnaissance est une source de fierté pour la République sahraouie et pour tous ceux qui la soutiennent dans sa lutte pour l’indépendance.

    Le Maroc qualifié de menace pour l’Afrique

    La tension est à son comble entre la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et le Maroc à l’approche des élections pour le poste de premier vice-président de l’Union africaine. Le ministre des Affaires étrangères de la RASD, Mohamed Sidati, a déclaré que le Maroc était devenu une menace pour l’Union africaine, dans une interview accordée à Radio Alger International.

    Selon Sidati, le Maroc a accordé de fausses cartes d’entrée à la délégation de l’État d’occupation israélien pour entrer dans la salle Nelson Mandela, qui a accueilli la 36e conférence de l’Union africaine à Addis-Abeba. Il a également accusé le Maroc de candidater pour le poste de premier vice-président de l’Union africaine dans le but de barrer la route à l’Algérie et de semer la confusion.

    Sidati a souligné que la candidature de l’Algérie au poste de premier vice-président de l’Union africaine répondait aux demandes de plusieurs pays africains, ajoutant que la candidature de l’Algérie était dans l’intérêt de tous les pays africains qui considèrent l’Algérie comme pleinement qualifiée pour occuper ce siège. Il a également affirmé que la RASD avait le droit de se présenter aux élections et d’occuper des postes au sein de l’Union africaine.

    Le ministre des Affaires étrangères de la RASD a souligné le respect et l’appréciation que les pays africains ont pour son pays, qui est devenue un facteur de stabilisation en Afrique du Nord et constitue une valeur ajoutée au sein de l’Union africaine. Selon lui, la RASD est un membre fondateur de l’Union africaine, et a le droit de se présenter aux élections et d’y occuper des postes, sur la base de sa lutte et de sa conviction d’apporter des contributions très constructives au renforcement de l’union.

    La candidature de l’Algérie au poste de premier vice-président de l’Union africaine s’annonce ainsi comme un enjeu crucial pour l’avenir de l’Union africaine et la stabilité de la région. La tension entre la RASD et le Maroc risque de s’intensifier dans les semaines à venir, alors que les élections approchent à grands pas. Les yeux du monde entier seront tournés vers l’Afrique pour observer l’issue de cette élection qui pourrait déterminer l’avenir politique de la région.

    La présence du Maroc au sein de l’Union africaine n’est pas dans l’intérêt de l’Afrique.

    La présence du Maroc au sein de l’Union africaine ne semble pas être accueillie à bras ouverts par tous les membres de l’organisation. Selon le chef de la diplomatie sahraouie, cette présence n’est pas dans l’intérêt de l’Afrique. En effet, pour lui, le Maroc est revenu dans l’Union africaine pour mettre fin à son isolement et pour confronter la République sahraouie, membre fondateur de l’organisation.

    Pour le chef de la diplomatie sahraouie, la stratégie du Maroc est de semer la tension et l’instabilité au sein de l’Union africaine, et de saper l’existence de la République sahraouie. Il accuse également le Maroc de servir des agendas étrangers en attirant et en impliquant les puissances étrangères contre tous les pays voisins, en semant plus d’instabilité et en essayant de faire passer une politique d’occupation inacceptable.

    Il est clair que la présence du Maroc au sein de l’Union africaine est un sujet qui divise les membres de l’organisation. Alors que certains saluent le retour du pays après une longue absence, d’autres sont plus réticents et voient la présence du Maroc comme une menace pour la stabilité de l’organisation.

    Scandale du Maroc Gate : les révélations qui ébranlent l’image du Maroc sur la scène internationale

    Le Maroc est accusé d’avoir accordé de faux badges à la délégation de l’entité lors de la dernière conférence de l’Union africaine, ce qui a permis à celle-ci d’entrer dans la salle. Le responsable sahraoui a réaffirmé l’implication du Maroc dans ce scandale, soulignant que cette manœuvre visait à contourner les décisions de l’Union africaine.

    L’Union africaine a décidé de mener des enquêtes pour découvrir les responsables de cette affaire, et Sadati, le ministre sahraoui des Affaires étrangères, estime que le Maroc devrait être puni s’il est prouvé qu’il est impliqué.

    En outre, le responsable sahraoui a parlé du scandale de corruption qui a éclaté en septembre 2022 au Parlement européen, connu sous le nom de « Maroc Gate », dans lequel le Maroc était accusé d’avoir tenté d’obscurcir la question du peuple sahraoui en usant de tentations et de tous les moyens dont il dispose.

    Ce scandale a montré le Maroc tel qu’il est en tant que pays occupant qui recourt à des moyens de tentation, de corruption et d’intimidation au Sahara Occidental, ainsi que sa tentative de dissimuler de tels scandales. Le ministre sahraoui des Affaires étrangères a salué la position de la justice belge, qui a demandé à son homologue français d’arrêter et d’extrader les personnalités marocaines impliquées dans le scandale de corruption.

    Enfin, le responsable sahraoui a souligné les efforts déployés par l’Algérie pour l’Afrique, affirmant que le pays s’était sacrifié et continuait de se sacrifier pour le continent.

    Cette affaire de faux badges montre l’implication du Maroc dans des manœuvres pour contourner les décisions de l’Union africaine, ce qui pourrait avoir des conséquences sur son image.

    En outre, le scandale de corruption « Maroc Gate » a montré au monde la vraie nature du Maroc en tant que pays occupant qui recourt à des moyens de corruption et d’intimidation pour dissimuler les scandales. La justice européenne a imposé sa présence dans cette affaire, ce qui affecte la mission des institutions européennes, en particulier le Parlement européen et les organisations de défense des droits de l’homme. Enfin, les efforts déployés par l’Algérie pour l’Afrique sont reconnus et appréciés.

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