Le président tunisien, Moncef Marzouki / DR

Nouveau coup dur pour la Tunisie. Deux jours après l’enterrement de l’opposant Chokri Bélaïd, la coalition au pouvoir se fissure. Le Congrès pour la République, parti du président Mohamed-Moncef Merzouki a décidé de quitter le triumvirat qui gère le pays depuis deux ans.

Le parti tire les conséquences du rejet de ses demandes, a expliqué dimanche un de ses cadres, Ben Amor, à Reuters. «Nous disions depuis une semaine que si les ministres des Affaires étrangères et de la Justice n’étaient pas remplacés, nous nous retirerions », a-t-il dit.

La décision fait suite à l’annonce, vendredi, du chef du gouvernement Hamadi Jabali de vouloir dissoudre le gouvernement. Le n° 2 d’Ennahdha a affiché sa volonté de nommer un gouvernement de technocrates susceptible de gérer la situation dans le pays, plongé dans une violence aveugle ces derniers jours. Son parti a refusé l’offre estimant que la situation actuelle appelle un gouvernement « politique ». Pis encore, le parti de Ghannouchi estime que la nomination du gouvernement doit «avoir l’aval de l’Assemblée nationale constituante ».

Pendant ce temps, la violence se poursuit dans le pays. Un policier a été tué, lors des heurts avec des manifestants suite à l’enterrement de Chokri Belaïd. 59 autres personnes ont été blessées et 375 autres arrêtées. Certaines informations, contradictoires, indiquent qu’un haut cadre de Nadhha a échappé à une tentative d’assassinat. Chose qui ne fait que compliquer une situation déjà complexe.

E. W.

Originally posted 2013-02-10 15:21:59.

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