Le rassemblement d’Oran violement réprimé : plus de 60 arrestations, des journalistes bastonnés

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    Le rassemblement organisé à Oran à l’appel de la coordination nationale pour le changement et la démocratie-d’Oran (CNCD ) a été violemment réprimé ce matin sur la place du 1er Novembre ( ex-Place d’armes), par des forces de police qui n’ont pas hésité à frappé des journalistes y compris des mineurs qui participaient à ce regroupement pacifique.

    Les premiers manifestants avec les animateurs de la CNCD –Oran de ce rassemblement, se sont regroupés à partir de 11 h du matin brandissant des drapeaux Algériens, des banderoles et des pancartes où l’on pouvaient lire des slogans dénonçant le régime, la corruption ou encore revendiquant la démocratie avec maintenant l’immanquable « Dégagez » à l’adresse des tenants du pouvoirs en Algérie.

    Le dispositif sécuritaire avait fait de la place du 1er Novembre une place infranchissable tant les policiers étaient nombreux. Au fur et à mesure que le nombre des manifestants grossissait les policiers s’étaient mis à réprimer ces derniers, frappant à coup de poing et de pied en essayant d’isoler certains des citoyens qui ne voulaient que s’exprimer pacifiquement. En vain les organisateurs du rassemblement ont tenté d’obtenir des responsables des forces de sécurité de leur permettre de se rassembler pacifiquement …Rien n’est fait .

    Des militants de la LADDH , et de la coordination ont été particulièrement visés par la répression, certains se voyant jetés à terre pour leur arracher les banderoles et les drapeaux Algériens, des femmes également ont été brutalisées et jetées par terre. Les journalistes présents en grand nombres n’ont pas été épargnés par cette violence puisque plusieurs d’entre eux ont été frappés comme c’est le cas des journalistes du soir d’ Algérie, du Quotidien d’ Oran et d’ El Khabar, ce dernier qui fût d’ailleurs arrêté sans aménagement.

    A noter que certains agents de police se sont distingués par une brutalité féroce rossant de coups les manifestants et d’insultes.

    Mais le fait le plus grave que tient à dénoncer de la manière la plus énergique le représentant de la LADDH à Oran Kaddour Chouicha lui-même brutalisé et arrêté lors de ce rassemblement c’est :« la transformation du siège de la Mairie d’oran en lieu de détention. C’est extrêmement grave d’avoir utiliser la mairie comme lieu de détention, une mairie qui a à sa tête de soit disant élus qui ont laissé faire… »

    C’est aussi au siège de la mairie que des jeunes qui avaient été arrêtés ont été frappés au visage et sur les membres dont 3 mineurs. Sans informer leurs parents ces derniers ont été transférés aux commissariats de police. L’une des mères de familles a tenté en vain de voir son fils mineur qui se trouvait précédemment avec elle au rassemblement t ce n’est qu’au bout de trois heures qu’elle pût retrouver son fils qui sera entendu .

    En fin d’après midi certains manifestants n’avaient pas encore été libéré.

    Pour la CNCD –Oran cette action n’est qu’un début jusqu’à l’instauration de la démocratie soutiennent-ils, avant de rejoindre leur siège et de faire le point sur tous les cas des citoyens dont on était encore sans nouvelles.

    Fayçal M

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