Abdelaziz Bouteflika reçoit Ahmed Ouyahia à Alger, le 25 mars. Photo : Algérie-Focus

A quelques jours de l’élection présidentielle, Abdelaziz Bouteflika tente une nouvelle stratégie. Incapable de s’exprimer, le chef de l’Etat multiplie les sorties médiatiques par procuration pour prouver son existence.

Après avoir envoyé, la veille du début de la campagne électorale, une missive dans laquelle il justifie, pour la première fois, sa nouvelle candidature. L’homme sait qu’il vient de commettre un forfait, mais tous les moyens sont bons pour mourir sur le trône. Quitte à piétiner de manière ostentatoire les lois de la République.

Les représentants des autres candidats commencent à être agacés par cette situation qui n’arrange rien à la situation. Puisque même leurs plaintes au niveau des organismes chargés de la surveillance des élections, notamment la commission de supervision des élections présidentielles, n’ont abouti à rien du tout. Pis, les médias publics, censés jouer la neutralité, exécutent à la lettre et lisent de manière systématique les messages du chef de l’Etat, mettant ainsi en difficulté les autres candidats. Aucune loi n’interdit au président de la République de s’exprimer en temps de campagne. Mais l’abus est flagrant.

Essaïd Wakli

Originally posted 2014-03-31 17:16:35.

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