censure Voici un vaste sujet que la liberté de la presse dans les pays du Maghreb, et plus précisément en Algérie. Comme vous le savez, je tiens une chronique hebdomadaire sur l’actualité en France donc je vais commencer par notre pays pour cette vision élargie de la liberté de la presse.

De premier abord la presse est ici, en France, totalement libre. Il suffit de regarder les talks shows divers et variés pour s’apercevoir que beaucoup d’humoristes prennent comme cible le président ou son entourage sans cesse, sans qu’il n’y ait de quelconque procès. L’émission « Les guignols de l’info » en est le parfait exemple, le président y étant souvent caricaturé et ridiculisé. La seule presse qui semble gêner est la presse people ou dite « à scandale » qui subit les foudres des politiques ou autres chanteurs dont les photos prises contre leur gré ne sont généralement pas appréciées.

Et pourtant…d’après le classement de Reporters Sans Frontières, la France est 43ème au classement mondial de la liberté de la presse…derrière des pays comme le Mali ou l’Afrique du sud. Sont mises en cause des affaires de plus en plus fréquentes où des journalistes sont convoqués par la Police pour citer leur sources, choses impensables dans le passé (c’est ce qui est notamment arrivé à des journalistes de Rue89 et France 3)

Mais plus loin dans ce classement on trouve les pays du Maghreb. Le Maroc, 127ème, l’Algérie, 141 ème, et plus loin encore la Tunisie à la 154ème place.

Le Maroc par exemple a payé quelques scandales récents comme la condamnation contre des journalistes pour des motifs indignes selon certains d’un pays démocratique, ou l’interdiction de vente de certains quotidiens comme « El Pais » ou « Le Monde ». Mais intéressons nous donc à l’Algérie. De prime abord, pour le français « moyen », la presse au Maghreb reste une presse contrôlée à outrance par le roi au Maroc, et des président pour les autres pays.

Qu’en est il vraiment? Quelques exemples viennent en effet expliquer le classement de RSF. Ainsi, en 2008, le dernier numéro du magazine « Jeune Afrique » a été interdit à cause d’un reportage intitulé « Kabylie, le grand malaise ». Imaginons en France une censure de tous les articles parlant des maux de notre pays, il ne nous resterait plus que les journaux sportifs et les programmes TV (TV qui elle est de plus en plus gérée par notre président, Sarkozy, mais ceci est un autre débat).

Autre fait, toujours l’an passé: le livre « Journal d’un homme libre » de Mohammed Benichou est bloqué à l’imprimerie par la Police alors qu’il devait être présenté au Salon international du livre d’Alger. Non content d’avoir interdit son livre, le gouvernement a également placé en détention l »auteur de l’ouvrage. Mais pourquoi cette censure ? Est-ce un souhait de se voiler la face et ne pas accepter la réalité ? Que veut-on cacher au peuple qui, de toute façon, peut s’informer d’une autre manière avec l’émergence d’Internet. Quoi que… si des pays comme la Chine gardent une longueur d’avance en matière de bridage internet, de restriction d’accès à différents sites, certains journalistes algériens, sans rentrer dans la paranoïa, ont émis quelques doutes sur le fait de recevoir leur mail parfois dans un délai de 48h…

Alors avec ces quelques exemples, je me dis que finalement la devise « liberté » de notre pays, la France, n’est pas usurpée. J’espère ne pas avoir à dire bientôt « n’était pas usurpée »…

RAF

Originally posted 2009-10-29 12:50:29.

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