Fadila Sammari, française d’origine algérienne, l’auteur de «Chroniques françaises destins algériens», a tenté, dans une intervention, d’expliquer les raisons qui ont poussées des milliers d’algériens à quitter leur pays pour aller en France.

Fadila Sammari évoque, à ce titre, deux vagues d’immigration. «Au sortir de la guerre d’Algérie et dans les années 80, alors que le pays est en proie à une violence extrême». Bien évidemment, Sammari rappelle que «partir, quitter son pays est toujours douloureux». «On ne quitte pas le soleil, la mer et les sardines sur le port d’Alger ou d’Oran pour le plaisir !», dira-t-elle comme pour expliquer que le départ d’un algérien vers l’étranger est toujours difficile et douloureux.

Pour celle qui exerce en tant que directrice de la communication chez Veolia, les Algériens quittent leur pays pour trois raisons. «La première et la plus courante est la recherche d’un travail, suit la poursuite d’études supérieures de qualité et enfin la fuite devant des situations de tensions», a-t-elle déclaré. «Les Algériens sont dans toutes les catégories socio-professionnelles, ils sont tellement bien intégrés qu’il est difficile de parler de communauté algérienne. Pour eux, il n’y a pas de débat, pas de combat. Nos deux ADN sont mêlés», a ajouté l’auteur en réponse aux stéréotypes véhiculés par l’extrême droite qui évoque souvent un problème de refus d’intégration des «français d’origine étrangère».

Fadila Sammari est née à Belfort, en France, de parents algériens émigrés. Elle est, entre autre, très active au sein du Cercle des entrepreneurs industriels des Algériens de France (CEINAF) qui regroupe près de 500 adhérents.

Elyas Nour

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