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La commission parlementaire qui a mené une enquête sur la pénurie touchant l’huile de table a rendu son rapport. Le document se décline en 12 points expliquant les causes de ces pénuries répétitives et pointe un doigt accusateur en direction des producteurs, mais également en direction du ministre du Commerce, Kamel Rezig . Voici quelques points importants publiés dans ce rapport.  

Ainsi, le rapport de l’enquête, dont une copie a été publiée par SabqPress, incrimine les producteurs en soulignant le fait qu’ils aient refusé d’augmenter leur production, sous prétexte que la différence entre le cout de revient et le prix réglementé n’est pas compensée.

Ces mêmes producteurs ont également été accusés de servir généreusement leurs distributeurs exclusifs au détriment des grossistes et détaillants auxquels on expédie des quantités limitées par intermittence.

L’autre point ayant favorisé l’apparition de crises cycliques, n’est autre que cette marge bénéficiaire jugée insignifiante. Selon le rapport, celle-ci ne dépasse pas les 15 DA pour un bidon de cinq litres soumis à taxation, ce qui a poussé certains distributeurs à abandonner les opérations de distribution.

Le rapport a également accentué le trait sur l’obligation de facturation. Ainsi, l’établissement d’une facture et ce qu’elle engendre en terme de taxe absorbait quasiment toute la marge bénéficiaire, poussant certains distributeurs, grossistes et détaillants à ne pas s’approvisionner.

Concernant la défaillance du système de contrôle, le rapport a pointé un doigt accusateur en direction du ministre du Commerce, Kamel Rezig, qu’il tient, en partie, pour responsable de ces pénuries. Les auteurs du rapport ont reproché au ministre la publication de statistiques « irréalistes », une gestion « hasardeuse » et des prises de décision improvisée, en touchant pour exemple l’interdiction de vente d’huile de table aux mineurs.

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