Réagissant à son limogeage rendu public dans un communiqué laconique de la présidence de la République, l’ancien médiateur de la République Karim Younès l’a expliqué par le fait d’avoir dénoncé la corruption, mais également d’avoir appelé à un dialogue national.

«Dans la nouvelle Algérie, on apprend son limogeage dans la rue ! Autres temps, autres mœurs. Le principal concerné n’est pas informé. C’est terrible», a-t-il dit ans un entretien accordé à El Watan hier.

À la question de savoir quelles sont les raisons de cette fin de fonction,  Karim Younès a, notamment, évoqué sa proposition en faveur de l’ouverture d’un dialogue sans exclusive, mais également d’avoir dénoncé la corruption.

«J’ai parlé de la corruption et j’ai insisté sur le dialogue. J’ai plaidé pour un consensus général et l’ouverture des portes du dialogue avec toutes les franges de la société. Dans le cas contraire, nous allons droit dans le mur. Apparemment, ce discours dérange, et pourtant c’est la réalité du terrain», a-t-il ajouté.

Article précédentLes Algériens considèrent « discriminatoires » les nouvelles mesures d’octroi de visas
Article suivantProjet de révision constitutionnelle/ A Paris, la diaspora algérienne se mobilise contre l’article 51