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Le magazine Jeune Afrique a publié lundi dernier une liste des 25 femmes les plus influentes de l’Afrique francophone dans le domaine du business. Les Algériennes y sont bien moins présentes que les autres femmes maghrébines.

Les Marocaines tiennent le haut du pavé dans le classement de Jeune Afrique paru le 6 mai. Elles sont huit à avoir été désignées comme faisant partie du top 25 des femmes les plus influentes de la partie francophone du continent africain. Les Ivoiriennes arrivent en deuxième position avec quatre personnalités sélectionnées. La Tunisie est représentée par deux femmes d’affaires et une avocate. En Algérie, la seule à faire partie de la liste est Sonia Rahim, une femme d’affaires de 31 ans.

Mais quels ont été les critères de Jeune Afrique pour évaluer l’influence de ces femmes ? Le magazine définit d’abord ce terme : il s’agit du « pouvoir social et politique de quelqu’un ou d’un groupe, qui permet d’agir sur le cours des événements, les décisions prises, etc. ». L’influence a été mesurée à l’aide d’un agrégat de facteurs comme le poids économique, l’importance des réseaux, le rôle décisionnaire au sein des grandes entreprises… En tout cas, les auteurs du classement préviennent que cette liste n’est «aucunement une reconnaissance des mérites individuels».

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Une mise en garde qui s’applique notamment à  la sélection de Sonia Rahim dans ce top 25. Sa présence dans la liste est due à son poste de directrice du développement d’Alger Médina (un projet immobilier de 2,5 milliards d’euros) mais surtout à son mariage avec Abdelwahab Rahim. « Notre liste le confirme : dans le monde des affaires, influence féminine rime encore souvent avec filiation ou mariage. (…) les exemples sont légion. Jusqu’à celui, presque caricatural, des épouses successives de l’homme d’affaires algérien Abdelwahab Rahim, dont l’influence semble être passée de l’une à l’autre en quelques mois à peine. »

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