L’ONG Amnesty International dénonce, dans un communiqué, «les violentes répressions perpétrées par les forces de l’ordre» lors les récentes manifestations du Hirak.

« Il faut que les forces de sécurité algériennes s’abstiennent d’avoir recours illégalement à la force afin de disperser des personnes qui manifestent pour appeler à un changement politique radical et que les autorités libèrent les plus de 60 militant(e)s du Hirak (Mouvement du Sud) qui continuent de languir en prison en raison de leur participation aux manifestations », peut-on lire dans ce communiqué publié hier.

Selon l’ONG, « La réaction brutale de la police face aux manifestant(e)s courageux qui participent au Hirak illustre pourquoi des personnes de toute l’Algérie demandent une réforme politique ».

Tout en dénonçant la répression systématique des manifestations populaires pacifiques Amnesty International, signale que « le recours illégal à la force et les détentions arbitraires sont inacceptables, et les témoignages que nous avons entendus sont extrêmement inquiétants, a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International ».

Et d’ajouter qu’« il faut que les autorités algériennes permettent les manifestations pacifiques et n’aient pas recours à la force ni à d’autres mesures punitives injustifiées. Toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique doivent être libérées immédiatement et sans condition, et toutes les charges retenues contre elles doivent être abandonnées. »

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