Après la marche des « tricheurs » du Bac 2013 dans le centre ville de la capitale, les parents manifestent à leur tour leur mécontentement. Mardi, ils ont exigé à Alger une « contre-enquête » sur des cas de tricheries recensés dans certains centres d’examen.

Solidaires aux côtés de leur enfant, reconnu comme « tricheur » par les correcteurs des épreuves du Baccalauréat, des parents d’élèves ont protesté mardi aux portes de l’annexe du ministère de l’Education nationale dans le quartier Ruisseau à Alger. Ils estiment impératif de procéder à une « contre-enquête » sur les cas de tricheries qui ont entaché l’examen du Baccalauréat cette année, notamment durant l’épreuve de philosophie.

Une exclusion de 5 ans a été prononcée à l’encontre des élèves scolarisés accusés de tricherie. Inadmissible pour leur parent. Cette sanction est « inconcevable » car aucune preuve n’a été retenue contre leurs enfants, s’indignent ces parents d’élèves.

Déjà au cours de la correction des copies, alors que la rumeur de punitions exemplaires contre les tricheurs prenait de l’ampleur, l’Union nationale des associations des parents d’élèves avait appelé à la tenue d’une seconde session du Baccalauréat. Ils demandaient aussi l’annulation des sanctions infligées aux auteurs de tricherie, affirmant que certains candidats avaient été « sanctionnés de manière arbitraire ».

Selon l’Office national des examens et concours (Onec), le taux de tricherie atteint cette année 0,56%. La confirmation de ces cas de tricherie avérés « s’est faite sur la base des rapports émanant des centres d’examens et c’est là une mission confiée aux commissions de délibérations de l’ONEC qui ont révélé que cela s’était produit dans 163 salles sur les 31.252 salles d’examen du baccalauréat », a précisé mardi le directeur de l’Onec, Ali Salhi.

Pour ce dernier, les troubles occasionnés par certains candidats, qui avaient estimé que les sujets proposés à l’épreuve de philosophie n’étaient pas en rapport avec le programme de l’année scolaire, ne sont en rien justifiables. « Tous les sujets étaient tirés du programme et du seuil national fixé par les enseignants », tranche Ali Salhi.

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